«La Féroce» Nicola Lagioia

 

Par une chaude nuit de printemps, une jeune femme marche au beau milieu de la nationale, nue et couverte de sang.

Quand, quelques heures plus tard, on retrouve son corps au pied d’un immeuble, son identité est enfin révélée : Clara Salvemini, fille aînée de la famille d’entrepreneurs la plus influente de la région.

Pour tous, il s’agit d’un suicide.

Mais les choses se sont-elles vraiment passées ainsi ?

Clara était-elle liée aux affaires douteuses de son père ?

La relation qu’elle avait avec son frère Michele – l’ombrageux, l’instable, le rebelle – a-t-elle joué un rôle déterminant dans sa mort ?

Flirtant avec le genre du roman noir, Nicola Lagioia peint une Italie du sud gangrenée, fascinante et met en scène le grand drame d’une famille, d’un pays, d’une époque : celui des années que nous sommes en train de vivre.

«Une mère» Stéphane Audeguy

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Vivre sa vie : nulle expression ne m’émeut autant que celle-là.

Il faut faire preuve d’une singulière énergie pour effectuer un tel exploit.

Ma mère, qui vient de mourir, a vécu sa vie.

Son souvenir m’accompagne.

Que le lecteur en tire lui aussi une certaine joie, et je serai content.

«Les pleureuses» Katie Kitamura

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« Christopher avait tous les droits de disparaître sans que je  le pourchasse.

Mais partir si longtemps sans laisser de mot ? 

N’y avait-il pas quelque chose d’étrange ? »

La narratrice est séparée de son mari, Christopher, depuis  six mois mais personne ne le sait.

Quand sa belle-mère  l’appelle pour lui dire qu’il a disparu, elle accepte de partir à  sa recherche dans le Péloponnèse.

Elle s’installe dans l’hôtel où il a été vu pour la dernière fois, et les jours passent sans  que Christopher réapparaisse…

Dans cette campagne grecque ravagée par les incendies, la  jeune femme retrace l’histoire de leur relation et interroge  sa propre responsabilité dans l’échec de leur mariage.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Denis Michelis

 

«Bakhita» Véronique Olmi

Elle a été enlevée à sept ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l’esclavage.
Rachetée à l’adolescence par le consul d’Italie, elle découvre un pays d’inégalités, de pauvreté et d’exclusion.
Affranchie à la suite d’un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres. Bakhita est le roman bouleversant de cette femme exceptionnelle qui fut tour à tour captive, domestique, religieuse et sainte.
Avec une rare puissance d’évocation, Véronique Olmi en restitue le destin, les combats incroyables, la force et la grandeur d’âme dont la source cachée puise au souvenir de sa petite enfance avant qu’elle soit razziée.

 
Véronique Olmi est comédienne, romancière et dramaturge.
Elle a publié chez Albin Michel trois romans, Nous étions faits pour être heureux (2012), La nuit en vérité (2013), J’aimais mieux quand c’était toi (2015) et deux pièces de théâtre Une séparation (2014) et Un autre que moi (2016).

«Tous les âges me diront bienheureuse» Emmanuelle Caron

Qui est Ilona Serginski  ?

 

Qui est cette vieille femme, que sa petite fille, Eva, croit si bien connaître, et qui vit recluse dans une maison de retraite bretonne  ?

 

Aux portes de la mort, Ilona se met à parler une langue inconnue et réclame un prêtre pour confesser les crimes d’une existence dont il apparaît soudain que personne n’a démêlé les secrets.

 

D’où vient-elle vraiment, quelle est son histoire  ?

 

Pour y répondre, il faudra plonger dans les replis de la tragédie russe et soviétique, et suivre la lignée d’Ilona, depuis les remous de la guerre civile en 1917, jusqu’à aujourd’hui.

 

Traversant tous les âges, Ilona sera tour à tour la fille adorée d’un assassin, l’idole prostituée d’un ogre mafieux et la mère sacrifiée d’une enfant trop brillante.

 

Ce premier roman dévoile le destin d’une femme, emblème de son siècle passionné et violent.

«Summer» Monica Sabolo

 

Lors d’un pique-nique au bord du lac Léman, Summer, dix-neuf ans, disparaît.
Elle laisse une dernière image  : celle d’une jeune fille blonde courant dans les fougères, short en jean, longues jambes nues.
Disparue dans le vent, dans les arbres, dans l’eau.
Ou ailleurs  ?
Vingt-cinq ans ont passé.
Son frère cadet Benjamin est submergé par le souvenir.
Summer surgit dans ses rêves, spectrale et gracieuse, et réveille les secrets d’une famille figée dans le silence et les apparences.
Comment vit-on avec les fantômes  ?
Monica Sabolo a écrit un roman puissant, poétique, bouleversant.
 
 

Biographie de l’auteur

Monica Sabolo est romancière.
Ses deux derniers romans Tout cela n’a rien à voir avec moi (Prix de Flore, 2013) et Crans-Montana (Grand prix de la SGDL, 2015) ont reçu un très bel accueil.

«Le songe du photographe» Patricia Reznikov

En 1977, Joseph a quinze ans et tente de fuir une famille où règnent le silence et l’incompréhension.
Accueilli dans la maison de l’Impasse des artistes à Paris, il trouve sa place dans une tribu d’originaux, tous exilés au passé douloureux : Sergueï, le vieux Russe blanc, Magda, la Viennoise rescapée de la guerre, Angel, le peintre cubain, et la mystérieuse Dorika, sur lesquels veille Sándor, un Hongrois caractériel et généreux, obsédé de photographie.
Au récit de leurs histoires terribles et merveilleuses, Joseph panse ses blessures et fait l’apprentissage de l’amour.
Education sentimentale et esthétique, réflexion sur la solitude et l’exil, mais aussi ode à la photographie du XXe siècle, celle d’André Kertész ou d’August Sander, ce roman poignant, empreint d’humanisme baroque et de poésie, nous transporte dans une Mitteleuropa pétrie de culture et de nostalgie.
Patricia Reznikov est franco-américaine.
Elle est l’auteur de La nuit n’éclaire pas tout (prix Cazes-Lipp) et La Transcendante.
Le songe du photographe est son septième roman.

 
Patricia Reznikov, franco-américaine d’origine russe, vit à Paris.
Elle a publié six romans dont, chez Albin Michel, La nuit n’éclaire pas tout, prix Cazes-Lipp 2011, et La transcendante en 2013, en lice pour le Prix Femina et finaliste du Prix Renaudot.

«La petite danseuse de quatorze ans» Camille Laurens

« Elle est célèbre dans le monde entier mais combien  connaissent son nom ?

On peut admirer sa silhouette à Washington, Paris, Londres, New York, Dresde ou Copenhague, mais où est sa tombe ?

On ne sait que son  âge, quatorze ans, et le travail qu’elle faisait, car c’était déjà  un travail, à cet âge où nos enfants vont à l’école.

Dans les  années 1880, elle dansait comme petit rat à l’Opéra de Paris, et ce qui fait souvent rêver nos petites filles n’était pas un  rêve pour elle, pas l’âge heureux de notre jeunesse.

Elle a  été renvoyée après quelques années de labeur, le directeur  en a eu assez de ses absences à répétition.

C’est qu’elle avait  un autre métier, et même deux, parce que les quelques sous  gagnés à l’Opéra ne suffisaient pas à la nourrir, elle ni sa  famille.

Elle était modèle, elle posait pour des peintres ou  des sculpteurs.

Parmi eux il y avait Edgar Degas. »

Camille Laurens

«La nuit des enfants qui dansent» Franck Pavloff

Ils se rencontrent à la frontière autrichienne.
Zâl va en équilibre sur un fil tendu, tête dans les étoiles et bras en balancier, Andras l’observe, pris au piège des souvenirs de sa vie d’avant dans une Hongrie quittée vingt ans plus tôt.
L’un apprivoise l’espace avec sa tribu d’oiseaux, l’autre s’alourdit de trop de mémoire.
Ensemble, ils partent pour Budapest où se retrouve la jeunesse d’Europe pour le grand festival d’été sur les iles du Danube, alors que dans l’ombre des gares campent des migrants en déshérence.
Un voyage initiatique au coeur de l’Europe toujours hantée par les drames du XXe siècle.
Depuis Le Pont de Ran-Mositar (prix France Télévisions 2005), de son écriture puissante et poétique, Franck Pavloff ne cesse de confronter les territoires de l’exil et l’effervescence d’un monde où les enfants qui dansent repoussent les ténèbres de leurs aînés.

 
Franck Pavloff est l’auteur de Matin brun, nouvelle devenue culte qu’Albin Michel a rééditée, illustrée par C215, en 2014, mais aussi d’une oeuvre romanesque aussi exigeante que cohérente.
Il a reçu le Prix France Télévision en 2005 pour Le pont de Ran-Mositar, le Prix des Grands espaces en 2009 pour Le Grand Exil, le Prix des lecteurs de Mouans-Sartoux et le Prix Lettres Frontière en 2012 pour L’homme à la carrure d’ours.