«Vous n’êtes pas venus au monde pour rester seuls» Eivind Hofstad Evjemo

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Une voiture approche et le temps semble s’arrêter dans la petite ville de Foldnes, en Norvège.

 

Nous sommes le 29 juillet 2011, une semaine après le massacre perpétré par Anders Breivik sur l’île d’Utøya où soixante-neuf personnes, des jeunes pour la plupart, furent abattues.

 

Sella observe ses voisins dans le véhicule  : la mère au volant, le père à côté, les deux garçons à l’arrière et une place restée vide.

 

Ils rentrent chez eux sans leur fille, leur sœur, assassinée au cours de l’attaque.

 

Sella et son mari vivent depuis longtemps près de cette famille qu’ils ne connaissent pas.

 

Pourtant, eux aussi ont perdu un enfant il y a plusieurs années.

 

Leur fils adoptif, d’origine philippine, était parti à dix-huit ans sur les traces de ses parents biologiques.

 

Il ne rentra pas.

 

Dévastée par cette disparition, Sella aimerait aujourd’hui être présente pour ses voisins, mais peut-on être solidaire de la douleur de l’autre  ?

 

Vous n’êtes pas venus au monde pour rester seuls interroge le sens du deuil collectif, du deuil intime et du deuil par procuration.

 

Evjemo installe une atmosphère hyperréaliste au service d’une histoire dont le terrorisme n’est pas l’objet mais le cœur.

 

Une fiction sur l’état de nos sociétés post-attentats.

 

Un texte important, poignant..

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«Millénium 5 – La fille qui rendait…» David Lagercrantz

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Suite aux infractions qu’elle a commises en sauvant le petit garçon autiste dans « Ce qui ne me tue pas », Lisbeth Salander est incarcérée dans une prison de haute sécurité pour négligence constituant un danger public.
Lorsqu’elle reçoit la visite de son ancien tuteur, Holger Palmgren, les ombres d’une enfance qui continuent à la hanter ressurgissent.
Avec l’aide de Mikael Blomkvist, elle se lance sur la piste de crimes d’honneur et d’abus d’Etat, exhumant de sombres secrets liés à la recherche génétique.

 

Biographie de l’auteur

David Lagercrantz, né en 1962, est journaliste et auteur de plusieurs livres.
C’est avec Indécence manifeste (« Acres noirs », 2016) qu’il affirme véritablement sa notoriété sur la scène littéraire suédoise.
Il est également l’auteur de Millénium 4 (« Acta noirs », 2015).

«Demain sans toi» Baird Harper

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Devant le pénitencier de Grassland près de Chicago, un homme attend.

 

Il guette la sortie de Hartley Nolan, emprisonné depuis quatre ans pour homicide involontaire.

 

Par sa faute, une jeune femme, Sonia, avait trouvé la mort dans un tragique accident de voiture.

 

Une onde de choc avait alors traversé les deux familles, celle de la victime et celle du coupable.

 

Et l’ancien golden boy au destin brisé n’a peut-être pas fini de payer sa dette, car l’homme qui l’attend occupait une place particulière dans la vie de Sonia…

 

Mais quand la libération de Hartley est repoussée de vingt-quatre heures, toutes les cartes sont rebattues.

 

En onze chapitres qui se lisent comme autant de nouvelles, Baird Harper livre une magistrale variation sur la famille.

 

L’histoire de deux clans frappés par le deuil et la culpabilité est au cœur d’un roman où le suspense va de pair avec une vision subtile de ce qui se joue quand nos existences basculent.

 

«Minuit sur le canal…» Donna Leon

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La 25e enquête du commissaire Brunetti et son premier cold case !

Au cœur de la nuit vénitienne, une adolescente tombe du haut du pont San Boldo dans un des canaux de la ville.

Incapable de nager, elle manque de se noyer quand un passant, quoique fortement alcoolisé, parvient à la sauver.

Cependant, elle ne sort pas indemne de sa chute, souffrant de dommages cérébraux irréversibles qui la condamnent à garder à tout jamais l’esprit d’une enfant.

Quinze ans ont passé lorsque, à l’occasion d’un gala de charité, Brunetti rencontre une riche et aristocratique mécène, qui s’avère être la grand-mère de la victime et lui demande à présent d’enquêter sur le drame.

Le commissaire hésite d’abord, car si c’était un crime, il y a désormais prescription.

L’homme saoul qui a sorti la jeune fille des flots a en effet déclaré à l’époque avoir vu quelqu’un la pousser, or dès le lendemain, il ne se souvenait plus de rien.

Mais guidé par la curiosité, la compassion et la volonté d’aider une dame âgée minée par la culpabilité, et qui se trouve être également la meilleure amie de sa belle-mère, Brunetti finit par accepter l’affaire.

Un cas qui s’avère rapidement des plus troublants…

Avec en filigrane l’évocation des préoccupations propres à la vie vénitienne tels que la conservation du patrimoine, le logement ou encore l’accueil des immigrants, Minuit sur le canal San Boldo est un fantastique roman, le 25e volet des internationalement célèbres enquêtes du commissaire Brunetti.

«Les Peaux rouges» Emmanuel Brault

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«  Ce matin, je sors, plutôt pressé, et j’ai pas fait trente mètres, que paf… une rouge avec sa marmaille me rentre dedans au coin de la rue.

 

Elle se casse la figure et me gueule dessus.

 

Elle me dit que je l’ai fait exprès, que c’est une agression.

 

En temps normal, on se serait excusés, j’aurais fait mon sourire de faux cul et tout serait rentré dans l’ordre.

 

Mais non, je trouve rien de mieux que de lui cracher  : “fais pas chier sale rougeaude” et manque de pot, une passante qui arrive derrière moi a tout entendu.

 

C’était puni par la loi du genre super sévère depuis les événements, à égalité avec viol de gamin ou presque.

 

On était à trente mètres de chez moi, ils m’ont facilement retrouvé.

 

Et là mes amis, mes problèmes ont commencé, et des vrais comme on n’en fait plus.  »

 

Amédée Gourd est raciste.

 

Il pense comme il parle.

 

Mal.

 

La société entreprend de le rééduquer.

 

Grinçant par son sujet, ce roman tendre et loufoque met en scène un antihéros comme on en voit si peu dans les livres, et si souvent dans la vie.

 

Une histoire d’amours ratées mais de haine réussie.

 

Une fable humaine, trop humaine.  

«Le déjeuner des barricades» Pauline Dreyfus

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Mai 68  : tous les cocktails ne sont pas Molotov.

 

À quelques centaines de mètres de la Sorbonne où les étudiants font la révolution, l’hôtel Meurice est occupé par son personnel.

 

Le plus fameux prix littéraire du printemps, le prix Roger-Nimier, pourra-t-il être remis à son lauréat, un romancier inconnu de vingt-deux ans  ?

 

Sous la houlette altière et légèrement alcoolisée de la milliardaire Florence Gould, qui finance le prix, nous nous faufilons parmi les membres du jury, Paul Morand, Jacques Chardonne, Bernard Frank et tant d’autres célébrités de l’époque, comme Salvador Dalí et J. Paul Getty.

 

Dans cette satire des vanités bien parisiennes passe le personnage émouvant d’un vieux notaire de province qui promène son ombre mélancolique entre le tintement des verres de champagne et les réclamations de «  rendre le pouvoir à la base  ».

 

Une folle journée où le tragique se mêle à la frivolité. 

 

«Minuit, Montmartre» Julien Delmaire

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Montmartre, 1909.

 

Masseïda, une jeune femme noire, erre dans les ruelles de la Butte.

 

Désespérée, elle frappe à la porte de l’atelier d’un peintre.

 

Un vieil homme, Théophile Alexandre Steinlen, l’accueille.

 

Elle devient son modèle, sa confidente et son dernier amour.

 

Mais la Belle Époque s’achève.

 

La guerre assombrit l’horizon et le passé de la jeune femme, soudain, resurgit…

 

Minuit, Montmartre s’inspire d’un épisode méconnu de la vie de Steinlen, le dessinateur de la célèbre affiche du Chat Noir.

 

On y rencontre Apollinaire, Picasso, Félix Fénéon, Aristide Bruant ou encore la Goulue…

 

Mais aussi les anarchistes, les filles de nuit et les marginaux que la syphilis et l’absinthe tuent aussi sûrement que la guerre.

 

Ce roman poétique, d’une intense sensualité, rend hommage au temps de la bohème et déploie le charme mystérieux d’un conte.

«Innocence» Eva Ionesco

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Elle s’appelle Eva, elle est adorable avec ses boucles blondes et ses bras potelés.

 

Une enfant des années 70.

 

Ses parents se séparent très vite.  

 

Dès lors, sa mère l’enferme dans un quotidien pervers et éloigne le père par tous les moyens en le traitant de «  nazi  ».

 

Photographe, elle prend Eva comme modèle érotique dès l’âge de quatre ans, l’oblige à des postures toujours plus suggestives, vend son image à la presse magazine.

 

Emportée dans un monde de fêtes, de déguisements et d’expériences limite, entre féerie et cauchemar, la petite fille ne cesse d’espérer et de réclamer l’absent qui seul pourrait la sauver de son calvaire.

 

Mais sa mère, elle-même fruit d’un inceste, maintient l’enfant-objet sous emprise et attendra deux ans avant de lui annoncer la disparition de son père.

 

Enfin, à l’adolescence, le scandale explose.

 

Comment survivre parmi les mensonges, aux prises avec une telle mère, dans une société qui tolère le pire ?

 

Une seule voie, pour Eva devenue adulte mais restée une petite fille en manque d’amour : mener l’enquête sur son père, tenter de reconstruire ce qui a été détruit.

 

Une expérience vertigineuse.

«La Fille à la voiture rouge» Philippe Vilain

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Emma Parker a vingt ans.

 

Fille d’un diplomate américain, habituée des soirées de la jeunesse dorée, elle conduit une voiture rouge, porte une jupe rouge, brûle les feux rouges.

 

Tout en elle est rouge d’insolence et d’ambition.

 

Étudiante dans une université parisienne, elle rencontre le narrateur, un écrivain de près de deux fois son âge.

 

Tout va très vite, tout est joyeux  : ils s’aiment, ils sortent, ils marchent la nuit dans Paris…

 

Et tout change soudain, quand Emma apprend à l’écrivain qu’elle souffre d’une maladie peut-être fatale.

 

Une nouvelle histoire d’amour commence, d’autant plus vive que la mort s’annonce.

 

Mais qui est vraiment Emma Parker  ?

 

S’inspirant d’une aventure personnelle, Philippe Vilain, grand analyste du sentiment amoureux, donne dans ce roman prodigieusement virtuose une Surprise de l’amour contemporaine.

«Une fille dans la jungle» Delphine Coulin

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«  Cela ressemblait moins que jamais à une jungle, ou alors une jungle froide, de bois et de boue, avec des animaux crottés, et des monstres de métal au loin, sous le crachin.

 

Pas le genre qui fait rêver, avec les perroquets et les feuilles vertes et grasses, où on transpire dans une odeur d’humus.

 

Une jungle du pauvre.

 

Ici, il n’y avait pas un arbre, pas une feuille, pas de chaleur.

 

Et aujourd’hui, c’était silencieux.

 

Cette jungle qui avait été un chaos où des milliers de personnes vivaient, mangeaient, parlaient, se battaient, était devenue un désert, où ils étaient seuls, tous les six.

 

Six enfants et adolescents dans une ambiance de fin du monde.  »