«Mon père, ma mère et Sheila» Eric Romand

C’est l’album d’une famille, issue d’un milieu populaire, avec ses codes, ses tabous, ses complexes, son ignorance, ses contentieux, dans les années 70 et 80.
Le narrateur y raconte son enfance solitaire au milieu des turbulences.
Pour son entourage, il a des goûts bizarres, des attitudes gênantes, des manières qui provoquent la colère de son père et la désolation de sa mère.
Il dessine des robes et coiffe les poupées de sa sœur.
Il fait son possible pour ne pas ajouter au malaise.
Pour s’échapper, il colle son oreille à son mange-disque.
Regarde les émissions de variétés scintillantes…
Et admire une célèbre chanteuse  dont il aime les robes à paillettes, les refrains joyeux.
Il voudrait être elle.
Il voudrait être ailleurs.
Un premier roman tout en sensibilité sur fond de nostalgie douce amère et d’humour salutaire.
 

«Mon Père, je vous pardonne» de Daniel Pittet

 

Extrait de la préface du Pape François : 

« Je remercie Daniel car des témoignages comme le sien font sauter la chape de plomb qui étouffait les scandales et les souffrances, ils font la lumière sur une terrible obscurité dans la vie de l’Église. ».

En 1968, dans la cathédrale de Fribourg, Daniel Pittet, neuf ans, rencontre le père Joël Allaz, qui l’invite à le suivre dans son couvent. Le calvaire de l’enfant débute : durant quatre ans, Daniel sera violé par ce prêtre manipulateur.

La voie de la guérison est longue, mais le soutien de ses proches et sa foi le sauvent : il s’insère dans la vie professionnelle, se marie et fonde une famille de six enfants.

Au début des années 2000, Daniel dénonce son violeur, dont il réussit à faire reconnaître les crimes par l’Église. Aujourd’hui, il prolonge sa lutte, pour les autres victimes de la pédophilie.

Ce témoignage bouleversant et paradoxalement lumineux est celui d’un homme debout, qui, malgré sa souffrance encore vive, a trouvé la force inouïe de pardonner à son bourreau.

Ce récit est suivi en postface d’un entretien avec le père Joël Allaz, démarche hors du commun car rare est la parole publique d’un pédophile.