«Florilège» Annie SAUMONT

Disparue en janvier 2017, Annie Saumont nous a laissé une oeuvre singulière, d’une modernité absolue.

Dès ses débuts, elle poursuit l’obsession d’écrire des nouvelles, rien que des nouvelles.

Au gré d’anecdotes glanées ici et là, chacun de ses récits dresse un tableau de la société d’une humanité poignante.

Avec sa concision extrême, sa parfaite maîtrise de l’ellipse et son art de la chute, elle sait en quelques pages créer un suspense.

Ses personnages, antihéros solitaires, racontent leur infortune avec une franchise désarmante.

Son univers s’attache à des détails, à des objets du quotidien, aux situations qui dérapent.

Mais c’est plus encore à son style inimitable qu’on reconnaît l’écriture d’Annie Saumont.

Une langue minimaliste qui bouscule la grammaire, tord la syntaxe, bannit les virgules, se réapproprie les mots de la rue.

Pour Josyane Savigneau, journaliste au Monde des livres et préfacière de ce Florilège, Annie Saumont était « certainement la plus grande nouvelliste française ».

«Police d’assurance» de Stéphane Denis

« Je suis flic des Assurances.

Mon vrai titre est « Zacharie Lourne, agent, inspecteur des litiges » mais mon boulot est de découvrir qui essaie de niquer les Assurances et comment.

C’est pourquoi je suis flic, comme dans les séries télévisées où ils ont quarante ans, sont habillés de noir, traumatisent leur adjoint, picolent, baignent dans les problèmes conjugaux, adorent faire la cuisine et affrontent le surnaturel en parlant à leurs chats.

Sauf que je ne suis rien de tout ça, que je n’ai pas d’adjoint ni de chat et que je suis une fille. »

Zacharie, dite « Zach », doit prendre le large et quitter Paris.

Direction ?

Le Centre de la France, ses forêts aux lisières brumeuses, ses châteaux dont les grilles scellent tant de mystères, ses fermes que l’on brûle quand on ne s’y pend pas, ses champs de colza, ses petites villes où macèrent de méchants secrets. 

Son nouvel ordre de mission ?

Inspection des sinistres.

Une purge pour un flic des assurances.

Mais l’assassinat d’une jeune femme sort  la région de sa léthargie… 

Se jouant des canons du roman policier, Stéphane Denis signe un livre saisissant, poétique, drôle : la peinture d’une vie de province qui devient le personnage principal de l’intrigue.

« Les temps de la cruauté », le nouveau Gary Victor

 

 

 

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« Les temps de la cruauté » de Gary Victor

C’est un vrai bonheur de lire cet excellent auteur.

Dans ce nouveau Gary Victor, le réel que l’on peut aussi appeler le concret se mêle à la superstition, surnaturel ou surréalisme. Ça dépendra de chacun. À chacun de comprendre comme il peut.

Le livre s’ouvre avec les mots de Carl Vausier. Il nous livre son histoire du début à la fin. C’est une personne qui a fait des études. Il écrit des livres. Il vit à Port-Au-Prince, capitale politique d’Haïti. Il Parle. Il nous parle. Avec ses mots. Oui, avec ses verbes et sa singularité. Il nous parle tout simplement, comme monsieur tout le monde. Il est certes écrivain, mais là, il n’est pas en train d’écrire un livre. Non, du tout. Il parle de ce qu’il a vécu et de ce qu’il vit. Ce qu’il dit est là. Il le dit. Subitement, le lecteur, celui-là qui lit ce qui est écrit, voit. Voit l’image de ces scènes qui sont là. Posé là avec un niveau de compréhension accessible à tous. Il parle tout simplement comme dans la vraie vie. Et c’est beau. Que c’est bon !

Carl Vausier a rencontré Valencia dans un cimetière. C’est une dame galante qui se bat comme elle peut pour survivre dans ce monde où seuls les plus forts ont le plus de chance de s’en sortir. Dans ce cimetière, son lieu de travail ou lieu de survie, les clients viennent rechercher la chance. Eh oui, il se dit que son entrejambe porte chance !

La relation que Carl entretient avec Valencia n’a rien de sexuel et ne contient aucune superstition. Il est en pleine dépression, dégression, pour mieux dire, il est paumé. Très paumé. Il voit dans l’aide qu’il veut donner à Valencia une sorte de rédemption, un nouveau souffle qui lui permettrait de rebondir…

Pour faire cours, pour faire simple, on peut dire que ce livre est la grande histoire de deux personnes paumées…

Cette œuvre pourrait même être considérée comme une grande histoire d’Amour, c’est un gros coup de cœur !

La fin laisse un peu sur la faim. À la fermeture de cet ouvrage, on pourrait se dire : « Il me faut aller rencontrer Gary Victor à Port-au-Prince (Haïti) pour qu’il me raconte une autre fin. Pour qu’il me parle davantage de Valencia. Qu’il me promette au moins la suite, un tome 2 ! ».

 

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«L’audace nous rendra libres» de Linda Bortoletto

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Être audacieux pour oser devenir soi, vaincre les peurs, choisir sa vie et lui donner du sens : un voyage au coeur de l’audace qui en démêle ses ressorts et ses mystères.

Aucune conquête humaine ne s’est réalisée sans audace.
La connaissance de l’univers comme la découverte de terres lointaines ou encore l’avènement de la République et la conception des nouvelles technologies.
Des femmes et des hommes n’ont cessé de braver les normes et les préjugés dans un dessein d’exploration et de création. 
L’audace est vitale, en ces temps où nos sociétés se crispent autour du stérile principe de précaution, elle constitue un recours pour vaincre nos peurs, dépasser le fatalisme ambiant et redonner un sens à nos existences.
Ce manifeste entrelace réflexions et anecdotes vécues afin de proposer un voyage au coeur de l’audace.
Il en démêle les ressorts et mystères, et en montre la nécessité pour ceux qu’une vie libre et intense attire.
« Notre futur est entre nos mains. Il repose sur un premier pas. »
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«La Ferme des Miller» d’Anna QUINDLEN

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Histoire d’amour, drames, secrets inavouables : à travers le destin d’une famille de Pennsylvanie, Anna Quindlen donne à lire tout un pan de l’histoire américaine de la seconde moitié du XXe siècle. 

Petite fille précoce et curieuse, Mimi mène une enfance protégée dans la ferme familiale.
Il y a là Bud, son père cultivateur et répare-tout ; Miriam, sa mère infirmière ; ses deux frères, le taiseux Eddie et le caïd séducteur Tommy ; ainsi que Ruth, sa tante, qui, pour une raison étrange, ne s’éloigne jamais de la maison.
Un monde rassurant, fait d’éclats de rire et de joie, que Mimi pense immuable.
Mais nous sommes en 1966 et ces jours heureux sont comptés…

La guerre du Vietnam qui laisse Tommy à jamais meurtri, la maladie qui frappe Bud, les drames passés de la tante Ruth… et cet impensable projet du gouvernement de transformer leur vallée en barrage.

Ce monde que Mimi aime tant disparaîtrait englouti sous les eaux ?
Qui désormais pour sauver la ferme et ses habitants ?
Alors qu’elle envisageait de quitter le village pour suivre des études de médecine et retrouver son amour d’enfance, Mimi va devoir faire un terrible choix. 
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«Naître ou ne pas naître» Laurence Ostolaza

La maternité et le désir d’enfant sont-ils inscrits dans nos gènes ?

Notre société voudrait nous le faire croire et juge sévèrement les femmes qui clament haut et fort qu’elles ne veulent pas d’enfant.

Et si la maternité était l’ultime combat pour que la femme soit enfin libre ? 

Libre de refuser la grossesse ou, a contrario, de braver l’infertilité ; libre encore de repousser les limites de l’âge pour concevoir le plus tard possible.

Mais avoir un enfant, c’est avant tout une question d’amour.

C’est ce que Camille, avocate de 40 ans, va apprendre dans son expérience surréaliste de la maternité…

Ce conte moderne met en perspective les grandes questions sur le désir d’enfant.

Il aborde les sujets sensibles comme la procréation médicalement assistée, le handicap, mais surtout la relation de la mère à l’enfant.

Un lien unique, exclusif et passionnel.

Laurence Ostolaza est journaliste de télévision, spécialiste des questions de santé.

Elle anime notamment une rubrique dans l’émission Télématin, sur France 2.

«Le Syndrome de Babel» Serge Braun

Quelle est cette maladie mystérieuse, le syndrome de Babel, qui se traduit par la perte progressive de la parole ? 

Et pourquoi le déchiffrement des manuscrits de la mer Morte, vieux de plusieurs millénaires, éclaire-t-il le mécanisme responsable de notre maîtrise des fonctions complexes du langage ? 

Il y a urgence : le syndrome de Babel, comme une pandémie virale, est sur le point d’engendrer une catastrophe planétaire…

Un homme d’affaires passionné d’archéologie, une généticienne et un « biohacker » adepte de la biologie de garage tentent d’élucider l’énigme. 

Un thriller archéo-biologique au rythme effréné. 

Serge Braun, directeur scientifique de l’AFM-Téléthon, est un spécialiste des maladies neuromusculaires.

 Le Syndrome de Babel est son premier roman.

«Le Sel de la vie» Françoise Héritier

« Il y a une forme de légèreté et de grâce dans le simple fait d’exister, au-delà des occupations, au-delà des sentiments forts, au-delà des engagements, et c’est de cela que j’ai voulu rendre compte.  

De ce petit plus qui nous est donné à tous : le sel de la vie. »

F. H.

Dans cette méditation tout en intimité et en sensualité, l’anthropologue Françoise Héritier traque ces choses agréables auxquelles notre être profond aspire, ces images et ces émotions, ces moments empreints de souvenirs qui font le goût de notre existence, qui la rendent plus riche, plus intéressante que ce que nous croyons souvent et dont rien, jamais, ne pourra être enlevé à chacun.

Auteur notamment des Deux Sœurs et leur mère et de Masculin/Féminin, Françoise Héritier est professeur honoraire au Collège de France, où elle a dirigé le Laboratoire d’anthropologie sociale.

Elle a été directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales et présidente du Conseil national du sida. 

«Vaut-il mieux être toute petite ou abandonné à la naissance ?» de Gilles LEGARDINIER et Mimie MATHY

«Vaut-il mieux être toute petite ou abandonné à la naissance ?» de Gilles LEGARDINIERamazon
Bienvenue au coeur d’un échange exceptionnel où chacun veut découvrir avec bienveillance les pires problèmes de l’autre et comment s’en sortir.
Mimie est l’une des comédiennes les plus populaires de notre pays et Gilles l’un des auteurs les plus lus.
Au delà de leur notoriété, l’un et l’autre ont une particularité qui a façonné leur vie…
L’idée est simple : à partir d’une recontre humaine formidable, ils ont eu envie de se poser les questions que personne n’ose jamais afin d’aborder légèrement, mais en toute connaissance de cause, ce qui aurait dû les détruire et les a finalement construits.
Loin d’être une thérapie, ce livre est une invitation, une volonté de dire à ceux qui ne se reconnaissent pas dans les stéréotypes du monde qu’ils y ont aussi leur place.
C’est un dialogue libre, authentique, joyeux et émouvant, un regard croisé, un essai comparatif décalé et tendre pour aider ceux qui ne trouvent pas leur place à se la fabriquer.
Bienvenue au coeur d’un échange exceptionnel où chacun veut découvrir avec bienveillance les pires problèmes de l’autre et comment s’en sortir.
Avec autant de chaleur que de pertinence, ces deux humanités prouvent qu’aucun destin n’est joué d’avance.
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«La tresse» de Laetitia Colombani

 

Trois femmes, trois vies, trois continents.

Une même soif de liberté.
  
Inde. Smita est une Intouchable.

Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
  
Sicile. 

Giulia travaille dans l’atelier de son père.

Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
  
Canada.

Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
  
Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre.

Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.