«Tous les âges me diront bienheureuse» Emmanuelle Caron

Qui est Ilona Serginski  ?

 

Qui est cette vieille femme, que sa petite fille, Eva, croit si bien connaître, et qui vit recluse dans une maison de retraite bretonne  ?

 

Aux portes de la mort, Ilona se met à parler une langue inconnue et réclame un prêtre pour confesser les crimes d’une existence dont il apparaît soudain que personne n’a démêlé les secrets.

 

D’où vient-elle vraiment, quelle est son histoire  ?

 

Pour y répondre, il faudra plonger dans les replis de la tragédie russe et soviétique, et suivre la lignée d’Ilona, depuis les remous de la guerre civile en 1917, jusqu’à aujourd’hui.

 

Traversant tous les âges, Ilona sera tour à tour la fille adorée d’un assassin, l’idole prostituée d’un ogre mafieux et la mère sacrifiée d’une enfant trop brillante.

 

Ce premier roman dévoile le destin d’une femme, emblème de son siècle passionné et violent.

«La petite danseuse de quatorze ans» Camille Laurens

« Elle est célèbre dans le monde entier mais combien  connaissent son nom ?

On peut admirer sa silhouette à Washington, Paris, Londres, New York, Dresde ou Copenhague, mais où est sa tombe ?

On ne sait que son  âge, quatorze ans, et le travail qu’elle faisait, car c’était déjà  un travail, à cet âge où nos enfants vont à l’école.

Dans les  années 1880, elle dansait comme petit rat à l’Opéra de Paris, et ce qui fait souvent rêver nos petites filles n’était pas un  rêve pour elle, pas l’âge heureux de notre jeunesse.

Elle a  été renvoyée après quelques années de labeur, le directeur  en a eu assez de ses absences à répétition.

C’est qu’elle avait  un autre métier, et même deux, parce que les quelques sous  gagnés à l’Opéra ne suffisaient pas à la nourrir, elle ni sa  famille.

Elle était modèle, elle posait pour des peintres ou  des sculpteurs.

Parmi eux il y avait Edgar Degas. »

Camille Laurens

«La fin de Mame Baby» GAËL OCTAVIA

 

Le Quartier est une petite ville de banlieue où se croisent les destins de quatre femmes.

Mariette, recluse dans son appartement, qui ressasse sa vie gâchée en buvant du vin rouge.

Aline, l’infirmière à domicile, qui la soigne et l’écoute.

Suzanne, la petite Blanche, amante éplorée d’un caïd assassiné.

Mame Baby, idole des femmes du Quartier, dont la mort est auréolée de mystère.

À travers la voix d’Aline, de retour dans le Quartier qu’elle a fui sept ans auparavant, les liens secrets qui unissent les quatre héroïnes se dessinent…

La fin de Mame Baby raconte avant tout, avec finesse, grâce et passion, l’art qu’ont les femmes de prendre soin les unes des autres, de se haïr et de s’aimer.

«La Promesse de Rose» Geneviève Senger

la promesse de rose de genevieve sengeramazon11

 

Riche fermier de la vallée de Munster, Hector Schmidt a trois filles à marier en cette année 1900.

Bien que l’Alsace soit désormais allemande, il s’est fait un point d’honneur à les élever en français de sorte que des prétendants venus de France n’auraient rien pour les effaroucher, bien au contraire.

Tandis que Charlotte, la benjamine, se laisse charmer par le nouveau vacher originaire de Gérardmer, Anna, l’aînée, épluche en secret les annonces matrimoniales d’un magazine parisien.

Quant à Rose, la cadette, la plus belle et la plus courtisée, elle n’a que l’embarras du choix.

Au point que l’empressement de Florian Mayer, bien fait de sa personne et propriétaire de la plus grosse scierie de la vallée, la laisse dubitative.

Elle rêve de Paris et d’évasion.

Mais refuse-t-on impunément un si beau parti ?

À force d’avoir l’esprit romanesque, Rose sera cause pour la famille Schmidt de bien des tourments…

«Gabriële» Anne et Claire Berest

 

Septembre 1908.

Gabriële Buffet, femme de 27 ans, indépendante, musicienne, féministe avant l’heure, rencontre Francis Picabia, jeune peintre à succès et à la réputation sulfureuse.

Il avait besoin d’un renouveau dans son œuvre, elle est prête à briser les carcans : insuffler, faire réfléchir, théoriser.

Elle devient « la femme au cerveau érotique » qui met tous les hommes à genoux, dont Marcel Duchamp et Guillaume Apollinaire.

Entre Paris, New York, Berlin, Zürich, Barcelone, Étival et Saint-Tropez, Gabriële guide les précurseurs de l’art abstrait, des futuristes, des Dada, toujours à la pointe des avancées artistiques.

Ce livre nous transporte au début d’un xxe  siècle qui réinvente les codes de la beauté et de la société.

Anne et Claire Berest sont les arrière-petites-filles de Gabriële Buffet-Picabia.

«DAVID BOWIE N’EST PAS MORT» Sonia DAVID

« Ma mère est morte.

Mon père est mort.

David Bowie est mort.

Ce ne sont pas uniquement de mauvaises nouvelles. »

 

À un an d’intervalle, Anne, Hélène et Émilie perdent leur mère, puis leur père.

Entre les deux, David Bowie lui aussi disparaît.

Dans l’enfance d’Hélène, la « soeur du milieu », le chanteur a eu une importance toute particulière, dont le souvenir soudain ressurgit.

Alors, elle commence à raconter…

Sur les thèmes inépuisables de la force et de la complexité des liens familiaux, de la place de chaque enfant dans sa fratrie, voici un roman d’une déconcertante et magnifique sincérité.

«Ils vont tuer Robert Kennedy» MARC DUGAIN

 

Un professeur d’histoire contemporaine de l’université de Colombie-Britannique est persuadé que la mort successive de ses deux parents en 1967 et 1968 est liée à l’assassinat de Robert Kennedy.

Le roman déroule en parallèle l’enquête sur son père, psychiatre renommé, spécialiste de l’hypnose, qui a quitté précipitamment la France avec sa mère à la fin des années quarante pour rejoindre le Canada et le parcours de Robert Kennedy.

Celui-ci s’enfonce dans la dépression après l’assassinat de son frère John, avant de se décider à reprendre le flambeau familial pour l’élection présidentielle de 1968, sachant que cela le conduit à une mort inévitable.

Ces deux histoires intimement liées sont prétexte à revisiter l’histoire des États-Unis des années soixante.

Contre-culture et violence politique dominent cette période pourtant porteuse d’espoir pour une génération dont on comprend comment et par qui elle a été sacrifiée.

Après La malédiction d’Edgar et Avenue des Géants, Marc Dugain revient avec ce roman ambitieux à ses sujets de prédilection où se côtoient psychose paranoïaque et besoin irrépressible de vérité.

 

«American War» Omar El Akkad

 

Une nouvelle guerre a éclaté aux États-Unis opposant le Nord aux États sudistes rebelles à tout contrôle des énergies fossiles.

Sarat Chestnut a six ans quand son père est tué et qu’elle doit rejoindre un camp de réfugiés avec sa famille.

Cette tragédie signe la fin d’une enfance ensoleillée près du Mississippi.

D’une fillette curieuse et vive, Sarat se mue au fil des épreuves et des injustices en une héroïne insaisissable, féroce, révoltée.

Bientôt, sous l’influence d’un homme qui la prend sous son aile, elle se transformera en une impitoyable machine de guerre.

Portrait d’un conflit dévastateur qui détruit l’espoir et l’humain sur son passage, American War fait écho à toutes les luttes fratricides qui naissent aux quatre coins du monde.

«TU SERAS MA BEAUTÉ» Gwenaële ROBERT

 

Lisa, une professeure de sport au physique parfait, ne perd pas de temps en grands discours.

C’est une femme directe.

Mais lorsqu’elle rencontre, lors d’un salon du livre, Philippe Mermoz, séduisant auteur à succès, elle pressent que sa seule beauté ne suffira pas.

Elle demande à Irène, une collègue de français à l’apparence ordinaire, éprise de littérature, d’écrire à sa place quelques lettres destinées à le charmer.

Irène accepte, se prend au jeu, et voilà que ses jours monotones, un peu tristes – un mari notaire, un enfant qu’elle n’arrive pas à avoir –, s’en trouvent profondément bouleversés.

La correspondance s’intensifie, devient intime, se prolonge.

Jusqu’à ce que Lisa, perdant patience, décide de retrouver l’écrivain pour une nuit…

Irène sombre dans le désarroi.

Peut-elle continuer à vivre comme avant ?

Dans ce Cyrano de Bergerac moderne, Gwenaële Robert raconte le destin émouvant d’une femme dont un échange épistolaire vient bousculer le quotidien et les espoirs.

Une magnifique réflexion sur le pouvoir enchanteur des mots. 

 

Gwenaële Robert est professeure de lettres.

Elle vit à Saint-Malo et a publié plusieurs livres jeunesse sous le nom de Gwenaële Barussaud.

Tu seras ma beauté (Éditions Robert Laffont, 2017) est son premier roman.