«Les talons rouges» Antoine de Baecque

Juin 1789, l’Ancien Monde bascule.

Les Villemort forment une longue lignée d’aristocrates, un clan soudé par l’idée ancestrale de leur sang pur, un sang dont précisément cette famille se délecte.

Les Villemort, ces «  talons rouges  », sont aussi des vampires.

Deux d’entre eux veulent renoncer au sang de la race pour se fondre dans la communauté des égaux.

Ils sont les héros de ce roman oscillant entre le fantastique et le réel des journées révolutionnaires.

Voici William, l’oncle revenu d’Amérique, qui a pris là-bas le goût de la liberté et épouse la cause des esclaves affranchis, s’entourant d’une garde couleur ébène.

Voici Louis, le neveu exalté, beau, précipité dans l’action révolutionnaire, épris de Marie de Méricourt jusqu’à lui donner la vie éternelle.

Comment échapper à la malédiction venue du fond des âges  ? 

«De l’influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles» Jean-Michel Guenassia

 

« Moi, je me plais dissimulé dans le clair-obscur.
Ou perché tout en haut, comme un équilibriste au-dessus du vide.
Je refuse de choisir mon camp, je préfère le danger de la frontière.
Si un soir, vous me croisez dans le métro ou dans un bar, vous allez obligatoirement me dévisager, avec embarras, probablement cela vous troublera, et LA question viendra vous tarauder : est-ce un homme ou une femme ?
Et vous ne pourrez pas y répondre. »

De l’influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles nous fait partager l’histoire improbable, drôle et tendre, d’une famille joliment déglinguée dont Paul est le héros peu ordinaire.

Paul qui, malgré ses allures de filles, aime exclusivement les femmes.
Paul, qui a deux mères et n’a jamais connu son père.
Paul, que le hasard de sa naissance va mener sur la route d’un célèbre androgyne : David Bowie.
Fantaisiste et généreux, le nouveau roman de Jean-Michel Guenassia, l’auteur du Club des incorrigibles optimistes, nous détourne avec grâce des chemins tout tracés pour nous faire gouter aux charmes de l’incertitude.

 
Jean-Michel Guenassia est l’auteur de quatre romans à succès : Le Club des incorrigibles optimistes (Goncourt des lycéens 2009), véritable phénomène d’édition en France et dans le monde, La vie rêvée d’Ernesto G. (2012), Trompe-la-mort (2015), La Valse des arbres et du ciel (2016), tous parus chez Albin Michel.
A ce jour, il a vendu plus d’un million d’exemplaires de ses livres.

«Femme à la mobylette» Jean-Luc Seigle

 

Abandonnée par tous avec ses trois enfants, Reine n’arrive plus à faire face.

Sa vie finit par ressembler à son jardin qui n’est plus qu’une décharge.

Son horizon paraît se boucher chaque jour davantage, alors qu’elle porte en elle tant de richesses.

Seul un miracle pourrait la sauver…

Et il seprésente sous la forme d’une mobylette bleue.

Cet engin des années 1960 lui apportera-t-il le bonheur qu’elle cherche dans tous les recoins de ce monde et, surtout, à quel prix ?

Jean-Luc Seigle dresse le portrait saisissant d’une femme ordinaire au bord du gouffre.

Ce faisant, c’est une partie de la France d’aujourd’hui qu’il dépeint, celle des laissés-pour-compte que la société en crise martyrise et oublie.

«Les huit montagnes» Paolo Cognetti

 

« Quel que soit notre destin, il habite les montagnes au-dessus  de nos têtes. »

Pietro est un garçon de la ville, Bruno un enfant des montagnes. 

Ils ont 11 ans et tout les sépare.

Dès leur rencontre à Grana,  au coeur du val d’Aoste, Bruno initie Pietro aux secrets de la  montagne.

Ensemble, ils parcourent alpages, forêts et glaciers, puisant dans cette nature sauvage les prémices de leur amitié.

Vingt ans plus tard, c’est dans ces mêmes montagnes et auprès de ce même ami que Pietro tentera de se réconcilier avec son  passé – et son avenir.

Dans une langue pure et poétique, Paolo Cognetti mêle  l’intime à l’universel et signe un grand roman d’apprentissage  et de filiation.

Traduit de l’italien par Anita Rochedy

«La gloire des maudits» Nicolas d’ Estienne d’Orves

Fille d’un collaborateur exécuté sous ses yeux à la Libération, Gabrielle Valoria doit écrire la première biographie de Sidonie Porel.
Mais qui est vraiment Sidonie Porel ?
La plus célèbre romancière de son époque ou une imposture littéraire ?
Une grande amoureuse ou une manipulatrice ?
En plongeant dans le passé de cette femme qu’elle craint et qu’elle admire, Gabrielle découvre un univers où grouillent les menteurs et les traîtres.
Ecrivains, politiciens, journalistes, prostituées, grands patrons : tous cachent un secret qui tue…
Dans Les Fidélités successives (Prix Cazes-Lipp), Nicolas d’Estienne d’Orves explorait les ambiguïtés de l’Occupation, avec La Gloire des maudits, il s’attaque aux mensonges de l’après-guerre.
Ce tableau romanesque d’une France au lendemain du chaos, où l’on croise les grandes figures du Paris intellectuel et artistique des années 1950, montre que le passé nous rattrape toujours et que les guerres ne se terminent jamais.

 
Né en 1974, Nicolas d’Estienne d’Orves est critique musical au Figaro et à Classica, et chroniqueur au Figaroscope.
Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, il a publié en 2012 Les Fidélités successives, livre qui lui a valu de figurer sur les listes des prix Femina et Interallié et pour lequel il a obtenu le Prix Cazes-brasserie Lipp.

«L’enfant-mouche» Philippe Pollet-Villard

1944.

La vie d’Anne-Angèle bascule lorsqu’elle accepte de prendre en charge Marie, une orpheline aux origines troubles.

Ensemble, elles doivent quitter précipitamment la capitale pour s’installer dans un village de province où elles se heurtent aussitôt à l’hostilité des habitants.

Anne-Angèletombe malade et l’enfant, qui veille désormais sur son étrange tutrice, se trouve confrontée à un quotidien de combines, de bassesses et de violences répondant au seul impératif de la survie.

Animée par une force parfois surhumaine, prête à tout, Marie détonne dans le paysage.

Lorsqu’elle s’aventure du côté allemand, c’est un nouveau monde qui s’ouvre à elle.

Marie devient L’enfant-mouche.

Tiré de la propre histoire familiale de Philippe Pollet-Villard et dans la veine tragi-comique qu’on lui connaît, ce roman fait ressurgir d’un passé tabou le destin inimaginable d’une petite fille livrée à elle-même.

«Cette chose étrange en moi» ORHAN PAMUK

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Comme tant d’autres, Mevlut a quitté son village d’Anatolie pour s’installer sur les collines qui bordent Istanbul.

Il y vend de la boza, cette boisson fermentée traditionnelle prisée par les Turcs.

Mais Istanbul s’étend, le raki détrône la boza, et pendant que ses amis agrandissent leurs maisons et se marient, Mevlut s’entête.

Toute sa vie, il arpentera les rues comme marchand ambulant, point mobile et privilégié pour saisir un monde en transformation.

Et même si ses projets de commerce n’aboutissent pas et que ses lettres d’amour ne semblent jamais parvenir à la bonne destinataire, il relèvera le défi de s’approprier cette existence qui est la sienne.

En faisant résonner les voix de Mevlut et de ses amis, Orhan Pamuk décrit l’émergence, ces cinquante dernières années, de la fascinante mégapole qu’est Istanbul.

Cette «chose étrange», c’est à la fois la ville et l’amour, l’histoire poignante d’un homme déterminé à être heureux.

«TU SERAS MA BEAUTÉ» Gwenaële ROBERT

 

Lisa, une professeure de sport au physique parfait, ne perd pas de temps en grands discours.

C’est une femme directe.

Mais lorsqu’elle rencontre, lors d’un salon du livre, Philippe Mermoz, séduisant auteur à succès, elle pressent que sa seule beauté ne suffira pas.

Elle demande à Irène, une collègue de français à l’apparence ordinaire, éprise de littérature, d’écrire à sa place quelques lettres destinées à le charmer.

Irène accepte, se prend au jeu, et voilà que ses jours monotones, un peu tristes – un mari notaire, un enfant qu’elle n’arrive pas à avoir –, s’en trouvent profondément bouleversés.

La correspondance s’intensifie, devient intime, se prolonge.

Jusqu’à ce que Lisa, perdant patience, décide de retrouver l’écrivain pour une nuit…

Irène sombre dans le désarroi.

Peut-elle continuer à vivre comme avant ?

Dans ce Cyrano de Bergerac moderne, Gwenaële Robert raconte le destin émouvant d’une femme dont un échange épistolaire vient bousculer le quotidien et les espoirs.

Une magnifique réflexion sur le pouvoir enchanteur des mots. 

 

Gwenaële Robert est professeure de lettres.

Elle vit à Saint-Malo et a publié plusieurs livres jeunesse sous le nom de Gwenaële Barussaud.

Tu seras ma beauté (Éditions Robert Laffont, 2017) est son premier roman.

«Un amour d’espion» Clément Bénech

 

« Au fond, j’ai l’impression que nous ne sommes plus que des Marco Polo parodiques », autant dire de simples touristes.

C’est le constat un brin désenchanté que cet étudiant en géographie partage avec son amie Augusta au détour d’une conversation Facebook.

Il n’en faut pas plus à la jeune femme, fraîchement débarquée aux États-Unis, pour lui proposer le plus fou des séjours, un « voyage à dessein ».

Direction : New York, où Augusta l’attend pour percer à jour l’identité de son petit ami, rencontré via une application pour smartphone.

Pourquoi ce critique d’art venu de Roumanie se fait-il inlassablement accuser de meurtre par un internaute anonyme ?

C’est ici que commence la filature de notre apprenti détective, qui n’est peut-être pas le seul à suivre la piste du mystérieux Dragan.

À la faveur des péripéties new-yorkaises de cet « amour d’espion », Clément Bénech pose un regard plein d’esprit et de malice sur les rencontres sentimentales à l’ère de l’espionnage amoureux.

Si le virtuel s’invite dans le réel, qui espionne qui ?

«L’ÉCLIPTIQUE» Benjamin WOOD

« Wood a créé certains des personnages les plus foncièrement humains et sensibles de la littérature contemporaine.

Un roman poignant et d’une beauté unique. » Emily St. John Mandel

 

1972, sur l’île de Heybeliada au large d’Istanbul, le refuge de Portmantle accueille des artistes en burn-out.

Knell, talentueuse peintre écossaise, y vit depuis une dizaine d’années quand son quotidien est chamboulé par l’arrivée de Fullerton, un nouveau venu instable, qu’elle retrouve bientôt noyé dans sa baignoire.

Cet événement l’oblige à considérer d’un oeil différent ce refuge régi par des lois singulières.

Elle replongera aussi dans sa jeunesse en Écosse et dans ses années de formation dans le Londres des sixties.

Après le succès du Complexe d’Eden Bellwether, Benjamin Wood s’interroge, dans ce nouveau roman, sur la question de l’intégrité artistique et des conséquences parfois tragiques qu’elle peut engendrer, et sur la fragilité insoupçonnée de la frontière entre réalité et illusion.

Doué d’une plume hypnotique qu’il met au service de personnages fascinants, il confirme ici tout son talent pour happer et surprendre le lecteur.

« Benjamin Wood se révèle un illusionniste hors pair. »Télérama