«Quelques pas dans la… » Georges-Patrick Gleize

Quelques pas dans la amazon11

En février  1969, Annie Bergés, serveuse dans un café d’une haute vallée des Pyrénées ariégeoises, disparaît mystérieusement un soir de neige.

Les gendarmes soupçonnent Antoine Champot, un médecin récemment installé au pays.

Il est le dernier à l’avoir vue.

Quelques semaines plus tard, des pêcheurs retrouvent la jeune femme errant dans la montagne.

Où était-elle donc passée ?

A-t-elle été séquestrée ?

Hospitalisée en psychiatrie à l’asile de Saint-Lizier, prostrée, amnésique, elle est incapable de livrer la moindre indication.

Pour dissiper les soupçons qui pèsent sur lui, Champot décide de mener l’enquête.

Ses investigations le conduisent à s’intéresser aux fréquentations masculines de la serveuse  qui semblait multiplier les aventures.

Au risque de s’attirer de sérieux ennuis, il devra importuner quelques hommes trop tranquilles et certaines notabilités…

«La tour abolie» Gérard Mordillat

 » Quand les pauvres n’auront plus rien à manger, ils mangeront les riches.  »
La tour Magister : trente-huit étages au coeur du quartier de la Défense.
Au sommet, l’état-major, gouverné par la logique du profit.
Dans les sous-sols et les parkings, une population de misérables rendus fous par l’exclusion.
Deux mondes qui s’ignorent, jusqu’au jour où les damnés décident de transgresser l’ordre social en gravissant les marches du paradis.
Avec la verve batailleuse qui a fait le succès de La Brigade du rire, Gérard Mordillat, l’auteur de Vive la sociale ! et de Les Vivants et les morts, livre une fable prodigieuse sur la société capitaliste et la révolte de ceux qu’elle exclut.

 
Auteur d’une trentaine de livres – romans, essais, recueils de poèmes – dont Vive la sociale !, Rue des rigoles, Les Vivants et les Morts (plus de 220 000 ex. vendus), Gérard Mordillat est également collaborateur Des Papous dans la tête, la célèbre émission de France Culture, et réalisateur de télévision et de cinéma. La brigade du rire, son dernier roman, a obtenu le Prix de L’Humour de Résistance et s’est vendu à 30 000 exemplaires.

«Parmi les miens» Charlotte Pons

 

« Il y a peu de choses que je n’acceptais pas venant de maman.

La voir mourir en faisait partie. »

Quand le médecin leur annonce que leur mère est vivante mais en état de mort cérébrale, Manon laisse échapper qu’elle préfèrerait qu’elle meure .

C’est trop tôt pour y penser, lui répondent sèchement Adèle et Gabriel.

Délaissant mari et enfant, Manon décide de s’installer parmi les siens.

Au cœur de cette fratrie grandie et éparpillée, elle découvre ce qu’il reste, dans leurs relations d’adultes, des enfants qu’ils ont été.

Et tandis qu’alentour les montagnes menacent de s’effondrer, les secrets de famille refont surface.

Qui était vraiment cette mère dont ils n’ont pas tous le même souvenir ?

Charlotte Pons écrit une tragédie ordinaire tout en tension psychologique et révèle un talent fou pour mettre en scène, dans leur vérité nue, les relations familiales.

«Gabriële» Anne et Claire Berest

 

Septembre 1908.

Gabriële Buffet, femme de 27 ans, indépendante, musicienne, féministe avant l’heure, rencontre Francis Picabia, jeune peintre à succès et à la réputation sulfureuse.

Il avait besoin d’un renouveau dans son œuvre, elle est prête à briser les carcans : insuffler, faire réfléchir, théoriser.

Elle devient « la femme au cerveau érotique » qui met tous les hommes à genoux, dont Marcel Duchamp et Guillaume Apollinaire.

Entre Paris, New York, Berlin, Zürich, Barcelone, Étival et Saint-Tropez, Gabriële guide les précurseurs de l’art abstrait, des futuristes, des Dada, toujours à la pointe des avancées artistiques.

Ce livre nous transporte au début d’un xxe  siècle qui réinvente les codes de la beauté et de la société.

Anne et Claire Berest sont les arrière-petites-filles de Gabriële Buffet-Picabia.

«Le courage qu’il faut aux rivières» Emmanuelle Favier

Elles ont fait le serment de renoncer à leur condition de femme.
En contrepartie, elles ont acquis les droits que la tradition réserve depuis toujours aux hommes : travailler, posséder, décider.
Manushe est l’une de ces  » vierges jurées  » : dans le village des Balkans où elle vit, elle est respectée par toute la communauté.
Mais l’arrivée d’Adrian, un être au passé énigmatique et au regard fascinant, va brutalement la rappeler à sa féminité et au péril du désir.
Baignant dans un climat aussi concret que poétique, ce premier roman envoûtant et singulier d’Emmanuelle Favier a la force du mythe et l’impalpable ambiguïté du réel.

 
Emmanuelle Favier est née en 1980.
Elle a publié un recueil de nouvelles (Confession des genres, éditions Luce Wilquin, 2012), plusieurs recueils de poèmes et trois pièces de théâtre.
Le courage qu’il faut aux rivières est son premier roman.

«DAVID BOWIE N’EST PAS MORT» Sonia DAVID

« Ma mère est morte.

Mon père est mort.

David Bowie est mort.

Ce ne sont pas uniquement de mauvaises nouvelles. »

 

À un an d’intervalle, Anne, Hélène et Émilie perdent leur mère, puis leur père.

Entre les deux, David Bowie lui aussi disparaît.

Dans l’enfance d’Hélène, la « soeur du milieu », le chanteur a eu une importance toute particulière, dont le souvenir soudain ressurgit.

Alors, elle commence à raconter…

Sur les thèmes inépuisables de la force et de la complexité des liens familiaux, de la place de chaque enfant dans sa fratrie, voici un roman d’une déconcertante et magnifique sincérité.

«Comment vivre en héros ?» FABRICE HUMBERT

Tristan Rivière a été élevé par son père, ouvrier et militant communiste, dans l’idée qu’il devait être un héros.

Malheureusement, à l’âge de seize ans, à la première occasion qui lui est accordée de prouver son courage, il s’enfuit.

Après dix années de remords et d’humiliation, Tristan se retrouve dans un train au moment où une jeune femme est agressée par une bande.

Et la peur d’autrefois l’envahit.

Va-t-il enfin se montrer à la hauteur ?

Suivant sa réaction, sa vie prendra des directions entièrement différentes…

Roman des vies possibles, de ces moments qui décident d’une existence, interrogation aussi sur le couple et la constance de l’amour, Comment vivre en héros?

décrit de façon ironique et tragique le rêve de l’héroïsme et de la pureté dans les sociétés modernes.

«Ils vont tuer Robert Kennedy» MARC DUGAIN

 

Un professeur d’histoire contemporaine de l’université de Colombie-Britannique est persuadé que la mort successive de ses deux parents en 1967 et 1968 est liée à l’assassinat de Robert Kennedy.

Le roman déroule en parallèle l’enquête sur son père, psychiatre renommé, spécialiste de l’hypnose, qui a quitté précipitamment la France avec sa mère à la fin des années quarante pour rejoindre le Canada et le parcours de Robert Kennedy.

Celui-ci s’enfonce dans la dépression après l’assassinat de son frère John, avant de se décider à reprendre le flambeau familial pour l’élection présidentielle de 1968, sachant que cela le conduit à une mort inévitable.

Ces deux histoires intimement liées sont prétexte à revisiter l’histoire des États-Unis des années soixante.

Contre-culture et violence politique dominent cette période pourtant porteuse d’espoir pour une génération dont on comprend comment et par qui elle a été sacrifiée.

Après La malédiction d’Edgar et Avenue des Géants, Marc Dugain revient avec ce roman ambitieux à ses sujets de prédilection où se côtoient psychose paranoïaque et besoin irrépressible de vérité.

 

«American War» Omar El Akkad

 

Une nouvelle guerre a éclaté aux États-Unis opposant le Nord aux États sudistes rebelles à tout contrôle des énergies fossiles.

Sarat Chestnut a six ans quand son père est tué et qu’elle doit rejoindre un camp de réfugiés avec sa famille.

Cette tragédie signe la fin d’une enfance ensoleillée près du Mississippi.

D’une fillette curieuse et vive, Sarat se mue au fil des épreuves et des injustices en une héroïne insaisissable, féroce, révoltée.

Bientôt, sous l’influence d’un homme qui la prend sous son aile, elle se transformera en une impitoyable machine de guerre.

Portrait d’un conflit dévastateur qui détruit l’espoir et l’humain sur son passage, American War fait écho à toutes les luttes fratricides qui naissent aux quatre coins du monde.