«Tous les âges me diront bienheureuse» Emmanuelle Caron

Qui est Ilona Serginski  ?

 

Qui est cette vieille femme, que sa petite fille, Eva, croit si bien connaître, et qui vit recluse dans une maison de retraite bretonne  ?

 

Aux portes de la mort, Ilona se met à parler une langue inconnue et réclame un prêtre pour confesser les crimes d’une existence dont il apparaît soudain que personne n’a démêlé les secrets.

 

D’où vient-elle vraiment, quelle est son histoire  ?

 

Pour y répondre, il faudra plonger dans les replis de la tragédie russe et soviétique, et suivre la lignée d’Ilona, depuis les remous de la guerre civile en 1917, jusqu’à aujourd’hui.

 

Traversant tous les âges, Ilona sera tour à tour la fille adorée d’un assassin, l’idole prostituée d’un ogre mafieux et la mère sacrifiée d’une enfant trop brillante.

 

Ce premier roman dévoile le destin d’une femme, emblème de son siècle passionné et violent.

«Summer» Monica Sabolo

 

Lors d’un pique-nique au bord du lac Léman, Summer, dix-neuf ans, disparaît.
Elle laisse une dernière image  : celle d’une jeune fille blonde courant dans les fougères, short en jean, longues jambes nues.
Disparue dans le vent, dans les arbres, dans l’eau.
Ou ailleurs  ?
Vingt-cinq ans ont passé.
Son frère cadet Benjamin est submergé par le souvenir.
Summer surgit dans ses rêves, spectrale et gracieuse, et réveille les secrets d’une famille figée dans le silence et les apparences.
Comment vit-on avec les fantômes  ?
Monica Sabolo a écrit un roman puissant, poétique, bouleversant.
 
 

Biographie de l’auteur

Monica Sabolo est romancière.
Ses deux derniers romans Tout cela n’a rien à voir avec moi (Prix de Flore, 2013) et Crans-Montana (Grand prix de la SGDL, 2015) ont reçu un très bel accueil.

«Le songe du photographe» Patricia Reznikov

En 1977, Joseph a quinze ans et tente de fuir une famille où règnent le silence et l’incompréhension.
Accueilli dans la maison de l’Impasse des artistes à Paris, il trouve sa place dans une tribu d’originaux, tous exilés au passé douloureux : Sergueï, le vieux Russe blanc, Magda, la Viennoise rescapée de la guerre, Angel, le peintre cubain, et la mystérieuse Dorika, sur lesquels veille Sándor, un Hongrois caractériel et généreux, obsédé de photographie.
Au récit de leurs histoires terribles et merveilleuses, Joseph panse ses blessures et fait l’apprentissage de l’amour.
Education sentimentale et esthétique, réflexion sur la solitude et l’exil, mais aussi ode à la photographie du XXe siècle, celle d’André Kertész ou d’August Sander, ce roman poignant, empreint d’humanisme baroque et de poésie, nous transporte dans une Mitteleuropa pétrie de culture et de nostalgie.
Patricia Reznikov est franco-américaine.
Elle est l’auteur de La nuit n’éclaire pas tout (prix Cazes-Lipp) et La Transcendante.
Le songe du photographe est son septième roman.

 
Patricia Reznikov, franco-américaine d’origine russe, vit à Paris.
Elle a publié six romans dont, chez Albin Michel, La nuit n’éclaire pas tout, prix Cazes-Lipp 2011, et La transcendante en 2013, en lice pour le Prix Femina et finaliste du Prix Renaudot.

«La petite danseuse de quatorze ans» Camille Laurens

« Elle est célèbre dans le monde entier mais combien  connaissent son nom ?

On peut admirer sa silhouette à Washington, Paris, Londres, New York, Dresde ou Copenhague, mais où est sa tombe ?

On ne sait que son  âge, quatorze ans, et le travail qu’elle faisait, car c’était déjà  un travail, à cet âge où nos enfants vont à l’école.

Dans les  années 1880, elle dansait comme petit rat à l’Opéra de Paris, et ce qui fait souvent rêver nos petites filles n’était pas un  rêve pour elle, pas l’âge heureux de notre jeunesse.

Elle a  été renvoyée après quelques années de labeur, le directeur  en a eu assez de ses absences à répétition.

C’est qu’elle avait  un autre métier, et même deux, parce que les quelques sous  gagnés à l’Opéra ne suffisaient pas à la nourrir, elle ni sa  famille.

Elle était modèle, elle posait pour des peintres ou  des sculpteurs.

Parmi eux il y avait Edgar Degas. »

Camille Laurens

«Vous connaissez peut-être» Joann Sfar

Au début il y a cette fille, Lili rencontrée sur Facebook.
Ca commence par  » vous connaissez peut-être « , on clique sur la photo du profil et un jour on se retrouve chez les flics.
J’ai aussi pris un chien, et j’essaie de lui apprendre à ne pas tuer mes chats.
Tant que je n’aurai pas résolu le problème du chien et le mystère de la fille, je ne tournerai pas rond.
Ca va durer six mois.
Ce roman fait suite à Comment tu parles de ton père.
On y trouve quelques portraits de femmes, et un portrait de chien.
C’est une enquête.
Tout est vrai sinon ce n’est pas drôle.

 

Biographie de l’auteur

Joann Sfar naît à Nice en 1971, et grandit dans la culture juive, ashkénaze et séfarade à la fois.
Il est aujourd’hui dessinateur, scénariste de bande dessinée, réalisateur de cinéma et professeur à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris.
Il s’impose auprès du grand public avec Le Chat du rabbin, qui s’est vendu à plusieurs millions d’exemplaires.
En 2012, son adaptation remporte le césar du meilleur film d’animation.
Il a publié chez Albin Michel : L’Eternel 2013, Le Plus Grand Philosophe de France 2014, et en 2016, Comment tu parles de ton père.

«La nuit des enfants qui dansent» Franck Pavloff

Ils se rencontrent à la frontière autrichienne.
Zâl va en équilibre sur un fil tendu, tête dans les étoiles et bras en balancier, Andras l’observe, pris au piège des souvenirs de sa vie d’avant dans une Hongrie quittée vingt ans plus tôt.
L’un apprivoise l’espace avec sa tribu d’oiseaux, l’autre s’alourdit de trop de mémoire.
Ensemble, ils partent pour Budapest où se retrouve la jeunesse d’Europe pour le grand festival d’été sur les iles du Danube, alors que dans l’ombre des gares campent des migrants en déshérence.
Un voyage initiatique au coeur de l’Europe toujours hantée par les drames du XXe siècle.
Depuis Le Pont de Ran-Mositar (prix France Télévisions 2005), de son écriture puissante et poétique, Franck Pavloff ne cesse de confronter les territoires de l’exil et l’effervescence d’un monde où les enfants qui dansent repoussent les ténèbres de leurs aînés.

 
Franck Pavloff est l’auteur de Matin brun, nouvelle devenue culte qu’Albin Michel a rééditée, illustrée par C215, en 2014, mais aussi d’une oeuvre romanesque aussi exigeante que cohérente.
Il a reçu le Prix France Télévision en 2005 pour Le pont de Ran-Mositar, le Prix des Grands espaces en 2009 pour Le Grand Exil, le Prix des lecteurs de Mouans-Sartoux et le Prix Lettres Frontière en 2012 pour L’homme à la carrure d’ours.

«La fin de Mame Baby» GAËL OCTAVIA

 

Le Quartier est une petite ville de banlieue où se croisent les destins de quatre femmes.

Mariette, recluse dans son appartement, qui ressasse sa vie gâchée en buvant du vin rouge.

Aline, l’infirmière à domicile, qui la soigne et l’écoute.

Suzanne, la petite Blanche, amante éplorée d’un caïd assassiné.

Mame Baby, idole des femmes du Quartier, dont la mort est auréolée de mystère.

À travers la voix d’Aline, de retour dans le Quartier qu’elle a fui sept ans auparavant, les liens secrets qui unissent les quatre héroïnes se dessinent…

La fin de Mame Baby raconte avant tout, avec finesse, grâce et passion, l’art qu’ont les femmes de prendre soin les unes des autres, de se haïr et de s’aimer.

«Je suis Jeanne Hebuterne» Olivia Elkaim

Jeanne Hébuterne est une jeune fille quand, en 1916, elle rencontre Amedeo Modigliani.
De quinze ans son aîné, il est un artiste «maudit», vivant dans la misère, à Montparnasse.
Elle veut s’émanciper de ses parents et de son frère, et devenir peintre elle aussi.
Ils tombent fous amoureux.
De Paris à Nice – où ils fuient les combats de la Première Guerre mondiale –, ils bravent les bonnes mœurs et les interdits familiaux.
Mais leur amour incandescent les conduit aux confins de la folie. 
 

«La Promesse de Rose» Geneviève Senger

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Riche fermier de la vallée de Munster, Hector Schmidt a trois filles à marier en cette année 1900.

Bien que l’Alsace soit désormais allemande, il s’est fait un point d’honneur à les élever en français de sorte que des prétendants venus de France n’auraient rien pour les effaroucher, bien au contraire.

Tandis que Charlotte, la benjamine, se laisse charmer par le nouveau vacher originaire de Gérardmer, Anna, l’aînée, épluche en secret les annonces matrimoniales d’un magazine parisien.

Quant à Rose, la cadette, la plus belle et la plus courtisée, elle n’a que l’embarras du choix.

Au point que l’empressement de Florian Mayer, bien fait de sa personne et propriétaire de la plus grosse scierie de la vallée, la laisse dubitative.

Elle rêve de Paris et d’évasion.

Mais refuse-t-on impunément un si beau parti ?

À force d’avoir l’esprit romanesque, Rose sera cause pour la famille Schmidt de bien des tourments…