«La Fille à la voiture rouge» Philippe Vilain

 

Emma Parker a vingt ans.

 

Fille d’un diplomate américain, habituée des soirées de la jeunesse dorée, elle conduit une voiture rouge, porte une jupe rouge, brûle les feux rouges.

 

Tout en elle est rouge d’insolence et d’ambition.

 

Étudiante dans une université parisienne, elle rencontre le narrateur, un écrivain de près de deux fois son âge.

 

Tout va très vite, tout est joyeux  : ils s’aiment, ils sortent, ils marchent la nuit dans Paris…

 

Et tout change soudain, quand Emma apprend à l’écrivain qu’elle souffre d’une maladie peut-être fatale.

 

Une nouvelle histoire d’amour commence, d’autant plus vive que la mort s’annonce.

 

Mais qui est vraiment Emma Parker  ?

 

S’inspirant d’une aventure personnelle, Philippe Vilain, grand analyste du sentiment amoureux, donne dans ce roman prodigieusement virtuose une Surprise de l’amour contemporaine.

«Une fille dans la jungle» Delphine Coulin

«  Cela ressemblait moins que jamais à une jungle, ou alors une jungle froide, de bois et de boue, avec des animaux crottés, et des monstres de métal au loin, sous le crachin.

 

Pas le genre qui fait rêver, avec les perroquets et les feuilles vertes et grasses, où on transpire dans une odeur d’humus.

 

Une jungle du pauvre.

 

Ici, il n’y avait pas un arbre, pas une feuille, pas de chaleur.

 

Et aujourd’hui, c’était silencieux.

 

Cette jungle qui avait été un chaos où des milliers de personnes vivaient, mangeaient, parlaient, se battaient, était devenue un désert, où ils étaient seuls, tous les six.

 

Six enfants et adolescents dans une ambiance de fin du monde.  »

«La Fontaine» Erik Orsenna de l’Académie française

 

« Depuis l’enfance, il est notre ami.

Et les animaux de ses  Fables, notre famille.

Agneau, corbeau, loup, mouche,  grenouille, écrevisse ne nous ont plus jamais quittés.

Malicieuse et sage compagnie !

Mais que savons-nous de La Fontaine, sans doute le plus  grand poète de notre langue française ?

Voici une promenade au pays vrai d’un certain tout petit  Jean, né le 8 juillet 1621, dans la bonne ville de Château-Thierry, juste à l’entrée de la Champagne. Bientôt voici Paris,  joyeux Quartier latin et bons camarades : Boileau, Molière,  Racine.

Voici un protecteur, un trop brillant surintendant des  Finances, bientôt emprisonné.

On ne fait pas sans risque  de l’ombre au Roi Soleil.

Voici un très cohérent mari : vite cocu et tranquille de l’être,  pourvu qu’on le laisse courir à sa guise.

Voici la pauvreté, malgré l’immense succès des Fables.

Et, peut-être pour le meilleur, voici des Contes.

L’Éducation  nationale, qui n’aime pas rougir, interdisait de nous les  apprendre.

On y rencontre trop de dames « gentilles de  corsage ».

Vous allez voir comme La Fontaine ressemble à la vie :  mi-fable, mi-conte.

Gravement coquine. »

Erik Orsenna de l’Académie française

«Mon père, ma mère et Sheila» Eric Romand

C’est l’album d’une famille, issue d’un milieu populaire, avec ses codes, ses tabous, ses complexes, son ignorance, ses contentieux, dans les années 70 et 80.
Le narrateur y raconte son enfance solitaire au milieu des turbulences.
Pour son entourage, il a des goûts bizarres, des attitudes gênantes, des manières qui provoquent la colère de son père et la désolation de sa mère.
Il dessine des robes et coiffe les poupées de sa sœur.
Il fait son possible pour ne pas ajouter au malaise.
Pour s’échapper, il colle son oreille à son mange-disque.
Regarde les émissions de variétés scintillantes…
Et admire une célèbre chanteuse  dont il aime les robes à paillettes, les refrains joyeux.
Il voudrait être elle.
Il voudrait être ailleurs.
Un premier roman tout en sensibilité sur fond de nostalgie douce amère et d’humour salutaire.
 

«Les rameaux noirs» Simon Liberati

Lorsque son père, le poète surréaliste André Liberati est touché par une crise de délire, l’écrivain Simon Liberati s’interroge  : qu’est-ce que la création ?

Qu’est-ce que ce mouvement mystérieux de l’inspiration, en prose et en poésie  ?

Il y a deux ans, il avait publié Eva, aujourd’hui il revient à l’autobiographie, en racontant les jours merveilleux de son enfance, la présence singulière de son père, la figure muette et obsédante d’un frère mort à un an, l’expérience du feu qu’est l’écriture.

Quand on est le filleul d’Aragon, et qu’on a vu de près l’amitié complexe de Breton pour son père, on sait que l’écriture est engagement et impulsion.

Un autoportrait saisissant.

«UNE COLONNE DE FEU» Ken FOLLETT

Après Les Piliers de la Terre et Un monde sans fin, Ken Follett renoue avec la magnifique fresque de Kingsbridge, qui a captivé des millions de lecteurs dans le monde entier.

Noël 1558, le jeune Ned Willard rentre à Kingsbridge : le monde qu’il connaissait va changer à tout jamais…

Les pierres patinées de la cathédrale dominent une ville déchirée par la haine religieuse et Ned se retrouve dans le camp adverse de celle qu’il voulait épouser, Margery Fitzgerald.

L’accession d’Élisabeth Ire au trône met le feu à toute l’Europe.

Les complots pour destituer la jeune souveraine se multiplient, notamment en France ou la séduisante Marie Stuart – considérée comme l’héritière légitime du royaume anglais et issue de la redoutable famille française de Guise – attend son heure.

Pour déjouer ces machinations, Élisabeth constitue les premiers services secrets du pays et Ned devient l’un des espions de la reine.

À Paris, il fait la connaissance de la libraire protestante Sylvie Palot dont le courage ne le laisse pas indifférent…

Dans ce demi-siècle agité par le fanatisme qui répand la violence depuis Séville jusqu’à Genève, les pires ennemis ne sont cependant pas les religions rivales.

La véritable bataille oppose les adeptes de la tolérance aux tyrans décidés à imposer leurs idées à tous les autres – à n’importe quel prix.

Ken Follett est né au pays de Galles en 1949.

Il est l’un des plus grands auteurs de best-sellers et de thrillers d’espionnage (L’Arme à l’œil, Le Troisième Jumeau, Le Réseau Corneille?), mais c’est avec ses romans historiques Les Piliers de la terre et Un monde sans fin qu’il a connu ses plus grands succès : vingt millions d’exemplaires vendus à travers le monde.

Plusieurs de ses œuvres ont été adaptées au cinéma et à la télévision.

Il vit à Stevenage, en Angleterre.

«Même Dieu ne veut pas s’en mêler» Annick Kayitesi-Jozan

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« Aucun d’eux ne m’a dit où était maman.

J’accepte que jamais maman n’aura de sépulture, et je comprends que jamais je ne serai en paix.

Maman savait qu’elle allait mourir.

Mais elle ne savait pas qu’elle serait jetée aux charognards.

Je me dois d’être sa tombe, aussi longtemps que ses os traîneront quelque part sur ces collines.

Vivante, elle m’a portée dans son ventre, elle m’a nourrie de son sein, elle m’a portée sur son dos, elle m’a aimée.

Morte, je la porterai, dans mon ventre, sur mon dos.

Partout, tout le temps. »

A K-J

En kinyarwanda, « au-revoir » se dit : « Prends soin de survivre à la journée ».

Annick Kayitesi-Jozan a survécu au génocide des Tutsis en 1994, au Rwanda.

Elle avait 14 ans.

Sa mère, son petit frère, une grande partie de sa famille ont été massacrés.

Réfugiée en France, elle apprend au qutodien à vivre avec les morts, et avec les siens.

Désormais, elle doit répondre aux questions de ses enfants.

Alors, elle se souvient.

Elle remonte le temps jusqu’à la cuisine pleine de suie où, pendant les tueries, elle sert de bonne aux voisins qui viennent de dénoncer sa mère.

Hantée, Annick Kayitesi-Jozan fait converser les bourreaux et les victimes, se télescoper les naissances et les disparitions, la mémoire et le présent.

Sa voix singulière est portée par une écriture intime, poétique et poignante.

Annick Kayitesi-Jozan a demandé et obtenu la nationalité française en 1996.

Son rêve, étudier la médecine comme son père.

Finalement ce seront les sciences politiques et la psychologie.

Soucieuse de préserver la mémoire des siens, Annick se bat contre l’oubli, contre la banalisation du génocide des Tutsis et des crimes contre l’humanité.

«Les Amnésiques» Géraldine Schwarz

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Dans la ville allemande de Mannheim d’où est originaire son père, Géraldine Schwarz part à la recherche de l’héritage du national-socialisme dans sa propre famille et découvre que son grand-père Karl Schwarz a acheté en 1938 une entreprise à un juif, Sigmund Löbmann, qui périt ensuite avec les siens à Auschwitz.

Après la guerre, confronté à un héritier qui lui demande de l’argent, Karl Schwarz tente de se dérober à ses responsabilités passées.

Cette découverte est le point de départ pour l’auteure d’une enquête passionnante sur les traces du travail de mémoire accompli en Allemagne sur trois générations.

À l’aube des révoltes étudiantes de 1968, la rencontre de son père avec une Française, qui deviendra sa mère, est l’occasion d’une comparaison avec la France où l’amnésie a ouvert une brèche dangereuse dans laquelle s’est engouffrée l’extrême-droite. En élargissant son enquête à d’autres pays comme l’Italie, l’Autriche, et les pays de l’Est, Géraldine Schwarz montre que cette amnésie est en train de détruire la mémoire de l’Europe

«Colombe sous la lune» Laurence Campa

 

De Erich Maria Remarque à Pierre Lemaître, la Grande Guerre a été tant racontée, mais elle nous remue encore.

Pourquoi  ?

Parce que dans cette période de cauchemar précipité, la vie semble plus dense  : les amitiés, les trahisons, les amours rêvées, la jeunesse perdue.

Laurence Campa imagine un personnage de poilu tout juste sorti de l’enfance, qui semble tombé là par hasard, comme un Fabrice del Dongo transporté en 1915.

Thomas part à la guerre.

Thomas a fui Colombe, une jeune femme dont il rêve, à qui il parle au fond de lui, sur qui il compte comme échappatoire, comme douceur, comme rêvasserie heureuse.

La réalité, elle, revient à lui, et comme le jour suit la nuit, la nuit gagne en retour du terrain  ; Thomas doit résister, il va s’abîmer et grandir.

Par ces pages qui révèlent un talent de reconstitution impressionnant, on éprouve ses «  orages d’acier  », qui détruisent tout sur leur passage.

Il y a la boue des tranchées que les jeunes soldats ont appelées L’Etoile de mer, les trous d’obus, les tactiques muettes, mais aussi le silence de l’attente, l’espoir minuscule.

Et le retour à la vie.

Un roman court et soufflant, porté par une atmosphère lunaire.

«INCROYABLE CERVEAU » Éric GASPAR

 

INCROYABLE CERVEAU ! Comprenez ses rouages secrets et boostez vos facultés.

« Ou sont passées mes clés ? »

« Ou ai-je bien pu garer ma voiture ? »

« Je connais son visage, mais comment s’appelle -t-il… ? »

Si vous vous êtes déjà posé ces questions, ce livre est pour vous.

Incroyable cerveau ! est le livre indispensable pour permettre à chacun de comprendre tous les « bugs » que notre cerveau rencontre au quotidien – sensation de déjà-vu, mot « sur le bout de la langue », oublis récurrents…

De manière très pédagogique, simple et imagée, Éric Gaspar décrypte ces malices grâce aux dernières découvertes des neurosciences.

Il nous apprend comment « prendre le pouvoir » sur notre cerveau et propose des solutions pratiques pour dépasser ces petits bugs qui nous compliquent la vie.

Pour ceux qui veulent aller plus loin, chaque situation comporte également une partie plus technique et détaillée qui permet de revenir sur les dernières avancées en neurosciences et sur certaines conclusions récentes des plus grands chercheurs internationaux, enfin à la portée de tous.

Notre cerveau a d’incroyables ressources.

Ce livre nous aide à les comprendre et les booster pour vivre mieux et plus heureux.