Chronique : Une histoire d’africanité.

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IllustrationIl y a un débat qui va dans tous les sens. Les gens parlent de l’Afrique avec beaucoup de verbe. Des émotions qui se conjuguent au pluriel. Ça se développe admirablement et parfois avec des approximations. Tout le monde veut avoir raison. Ce n’est pas possible autrement. Il y a le camp des gens qui disent qu’il existe plusieurs Afrique et le camp des autres qui disent qu’il n’y a qu’une Afrique. Le sujet qui remonte le plus, c’est celui du patriotisme africain.

 

Il y a un monsieur qui se dispute avec un autre. Il dit : « c’est à cause des gens comme vous que l’Afrique n’avance pas ». Son interlocuteur lui répond : « c’est ton problème là-bas ». Le monsieur continue en disant : « c’est bien, tu es comme ces gens qui vivent chez les ‘’Blancs’’ et votent pour le FN (front national), hein ? Pauvre de nous Africains ». Son interlocuteur lui répond : « au premier tour de l’élection présidentielle, le FN était en tête au Sénégal. Tu ne vas quand même pas me dire que les Français du Sénégal ne sont que des ‘’Blancs’’ ». Le monsieur : « Arrête de me parler parce que là tu racontes des conneries. Seules 400 personnes ont voté le FN et tu appelles ça être en tête ? ». L’interlocuteur : « toi aussi arrêtes de me parler parce que là tu vas m’énerver. Déjà que je ne vote même pas dans ce pays… »

 

Et voilà que s’est ouvert le sujet de la démocratie et de l’identité. Il y a quelqu’un qui a dit : « Je suis africain avant d’être guinéen ». Un autre a dit : « laissez-moi avec vos conneries là. Je suis moi camerounais d’abord ». Il y a quelqu’un qui a dit que les Camerounais sont atteints du syndrome de Stockholm. Plus précisément, il a employé ce genre de mots : « même s’il y a les élections transparentes au Cameroun, le vieux Biya va toujours gagner. Vous êtes amoureux de votre geôlier ». Ils me demandent où est-ce que je me situe dans leurs causeries. Ils insistent. Je dis que je suis d’abord l’enfant de ma mère, avant d’être aussi celui de mon père, après l’enfant de ma famille, de mon royaume, du pays bamiléké avant d’être celui de mon pays d’origine le Cameroun, de mon pays d’accueil la France, et citoyen du monde ». On me dit que je suis hors sujet. Alors là, irrité, je me tais et j’observe.

 

Il y a un certain Onana qui se dispute l’Afrique avec Jean-Luc. Il est clair qu’ils n’ont pas du tout la même vision de l’Afrique ou pour l’Afrique. Jean-Luc dit : « il faut qu’il y ait davantage d’actions humanitaires vers l’Afrique ». Quant à Onana, il dit : « non, je ne suis pas d’accord. Il faut que cela cesse. Ces machins humanitaires-là salissent le nom de l’Afrique ». Onana continue en disant : « il faut laisser aux Africains le choix de construire leur avenir ». Jean-Luc rétorque en disant : « Je suis d’accord avec le fait qu’il faudrait qu’on nous laisse le choix de construire notre avenir, mais cela ne doit pas damer le fait que le continent a besoin d’humanitaire à l’heure actuelle pour s’en sortir ». Exacerbé, Onana lui dit : « Nous ? Nous quoi ? Tu n’es pas africain ! ». Ces quelques mots ont du mal à être digérés par Jean-Luc. Il est en colère. Il dit : « tu sais quoi de moi ? Qui es-tu pour m’interdire d’être africain ». Les deux protagonistes sont au bord d’en finir avec les mains, dans ce pays où les gens se disent civilisés…

 

Il y a d’un côté Onana qui dit : « je suis africain et fier de l’être ». Et de l’autre côté, il y a Jean-Luc qui dit aussi la même chose. C’est alors là que je me pose la question de savoir ce que veut dire être africain. Qui décide de qui est africain et de qui ne l’est pas ? C’est quoi être africain ? Ça sert à quoi de l’être ou de ne pas l’être. Et pourquoi en être fier ? Etc.

 

Il se dit qu’Onana est né à Yaoundé, capitale de la République du Cameroun. Qu’il a vécu dans cette ville. Qu’il n’est allé à Douala, capitale économique du Cameroun, qu’une à deux fois dans sa vie. Et que c’est à l’âge de vingt ans qu’il s’est envolé pour la France, où il vit depuis une quinzaine d’années. Ce qui veut dire qu’il ne connaît du Cameroun que « Yaoundé » et « Douala ».

 

Il se dit que Jean-Luc est né à Paris. En France. Et lorsqu’il eut quelques mois, sa famille s’est installée à Pointe-Noire, capitale économique de la République du Congo, pour le travail. Et du coup, il a sillonné le pays au gré des affectations de son père, il n’est rentré en France qu’à l’âge de vingt ans. Il se dit, qu’il dit souvent, en parlant de son enfance africaine : « dans ma classe, il y avait plein d’enfants noirs. J’étais le seul Blanc et je me souviens qu’au début les autres venaient tirer ma peau pour voir si le blanc s’enlèverait »…

 

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Les gens de bonne volonté

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Les gens de bonne volonté ;

Il y en a ;

Ils sont nombreux, nombreuses ;

Ils ont un grand cœur ;

Une belle âme ;

Ils sont gentils ;

Oui, il et elle sont gentils.

 

Les gens de bonne volonté ;

D‘Allemagne ;

D’Espagne ;

D’Italie ;

De Norvège ;

De Suède ;

De Belgique : Bruxelles, Bruxelles, Bruxelles ;

Dans les villes et villages de France ;

D’outre-mer et de métropole : Angoulême, Angoulême, Angoulême ;

 

Les gens de bonne volonté ;

Ces gens qui ont le bon goût de l’autre ;

Écoutent et respectent la part humaine de chacun ;

Donnent de leur temps sans compter ;

Se soucient des personnes ;

 

Les gens de bonne volonté ;

Dans les rues de Lima ;

Quito ;

Salvador de Bahia ;

Port-au-Prince ;

Maputo ;

Yaoundé ;

Phnom Penh ;

Varanasi ;

Tokyo ;

 

Les gens de bonne volonté ;

Ici ;

Et ;

Ailleurs ;

Hier ;

Et ;

Aujourd’hui ;

Demain aussi ;

Dans leurs cœurs ;

Dans leurs vies ;

C’est « L’humain d’abord » ;

L’humain d’abord, l’humain d’abord ; 

 

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Ce monde de fric où

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Ce monde de fric où le pauvre est appelé « clandestin » ou « migrant » ;

Ce monde de fric où les gens sont capables de refuser l’appartenance humaine à une personne qui n’a pas le sou ;

Ce monde de fric où il y a des gens qui parlent de sauver la planète à coup de milliards alors qu’ils n’arrivent même pas à éradiquer la famine qui lamine les populations au Soudan et ailleurs ;

Ce monde de fric où certains riches se croient supérieurs aux pauvres ;

Ce monde de fric où les gens rêvent d’être riches, où tout le monde veut s’empiffrer, et s’empiffrer tout seul;

Ce monde de fric où dans la mémoire collective, il est clair que chacun a intégré l’idée selon laquelle réussir sa vie voudrait dire être riche ;

Ce monde de fric où réussir sa vie n’est réservé qu’aux riches ;

Ce monde de fric où seuls ceux qui en possèdent ont le droit de voyager partout dans le monde ;

Ce monde de fric où on veut faire croire aux gens que la modernité serait de travailler sans jamais s’arrêter, sans durée légale du temps de travail ;

Ce monde de fric où la culture n’est réservée qu’aux riches ;

Ce monde de fric où les milliardaires sont des rois pendant qu’il y a des gens qui meurent de faim et de soif tous les jours ;

Ce monde de fric où il n’est pas possible d’imaginer que l’on peut réussir sa vie sans forcément être riche ;

Ce monde de fric où les guerres de fric tuent des innocents ;

Ce monde de fric où le riche a fini par convaincre le moins riche que le problème, c’est le pauvre.

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Chronique. Une histoire de Lègbâ

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©michel tagne foko

 

 

 

 

 

 

Chronique. Une histoire de Lègbâ

Il y a peu, à Angoulême, lors d’une conversation autour de bonnes bières avec des ami.e.s brésilien.ne.s et autres nationalités, je parlais de « Shi Mangan », le dieu du tonnerre dans la partie haute du pays bamiléké au Cameroun. C’est lors de ce genre de causerie qu’on apprend à connaitre d’autres peuples sans nécessairement parcourir des kilomètres pour voir de nos yeux. Quelques jours plus tard, l’écrivain Dany Laferrière fait son entrée en tant qu’immortel à l’Académie française. À cette occasion, il décide d’inscrire sur son épée l’insigne du dieu Lègbâ. Je décide dès lors d’en apprendre un peu plus sur ce dieu qui fascine tant le nouvel académicien. Je commande plusieurs livres sur le sujet. Je me documente. Il y a comme un goût d’inachevé dans les œuvres que je possède. Je prends donc une décision : aller au plus près des gens qui connaissent Lêgba. J’avais le choix entre deux destinations, deux pays : Haïti ou le Bénin. Haïti, ce n’était pas mal comme idée surtout que j’adore Port-au-Prince et le goût des gens qui y sont. Mais j’ai quand même préféré le Bénin parce qu’il se dit que c’est la « terre-mère » du vaudou, même si j’ai souvent passé mon temps à défendre une autre thèse…

Cotonou. Quartier Agla. Nous sommes samedi. C’est la fête dans les grands carrefours inondés de bars. C’est aussi la fête dans une église évangélique qui se trouve juste au pied de notre immeuble. Oui, à Cotonou, les petites buvettes et les églises prospèrent très bien. Il y a quelqu’un qui m’a dit que cela s’appelle : « le développement trois point zéro ». Il a continué en disant : « si on devenait comme Abidjan, ça ne serait déjà pas mal dans le processus. Il paraît que là-bas les gens passent leur temps à danser le coupé-décalé ». Il y a une autre personne qui dit : « il faut bien qu’il y ait un endroit pour que nous puissions dépenser notre argent. Sinon ça servirait à quoi d’en gagner ? » Un monsieur adossé à sa voiture me dit : « Viens plutôt prendre une bière au lieu de faire ton intéressant. Le journalisme est ce genre de métier qui ne nourrit pas son homme ». Puis, il y a eu cette personne qui a dit : « ‘’Mahou’’, c’est dieu, et dieu c’est la vie. Sans vie, tu ne vis pas ! » « On n’a pas l’argent pour aller donner aux féticheurs, alors on va à l’église parce qu’ici au moins c’est gratuit ». « Donne ta vie à Jésus et tu seras sauvé » …

Je décide de rentrer à l’appartement. J’ai un rendez-vous tôt le matin dans un petit bled en banlieue de Cotonou. Je dois rencontrer un féticheur pour qu’il me parle de Lègbâ. Mais pour l’instant, je me vautre dans le canapé en cuir et j’écoute le nouvel album de Brigitte Fontaine, ma chanteuse préférée. C’est le seul CD qui m’accompagne dans ce séjour. Et là, il y a cet air. Il y a ce timbre de voix que j’adore. Il y a ce côté rebelle qui ressort de plus belle. Je déguste, je déguste, je déguste cette chanson : « Au diable dieu. Au diable dieu. Au diable dieu, ce vieux mafieux, roi des picots, secte d’escrocs, de collabos, de niqueurs d’ados. Brûleur de vierge, lécheur de cierge… » Ça me fait du bien. Je ris et je m’endors…

À l’aube, après quelques minutes en voiture, on prend des ruelles étroites. Il y a beaucoup de gens. Des dames galantes en pleines négociations avec leurs clients. Il y a aussi des malades, etc. Nous sommes tous dans une ruelle à attendre. Le féticheur dort encore. Je m’incruste dans une conversation. Je dis : « ça ne vous gêne pas de voir la prostitution à côté d’un lieu de fétiches ? » Vu la grimace qu’ils ont faite, j’ai tout de suite compris que je venais de faire une gaffe. Il y a quelqu’un qui a dit : « ce n’est pas de la prostitution qu’elles sont en train de pratiquer. La prostitution c’est quelque chose de mauvais. Ici, ce sont les vendeuses de haricots. Ce n’est pas pareil ! » Je décide de me taire. Ils se taisent aussi. Ça chuchote. Ça chuchote. Et tout à un coup, il n’y a plus de racolage…

Voilà que se termine mon entretien avec le féticheur. J’ai eu les éléments que je cherchais. Il a été précis et efficace. Je suis tout content. Je me décide maintenant à lui poser la question qui fâche. La même que j’ai posée à ses patients. Il me dit : « Si tu vas à Ouidah, tu verras une église catholique en face du temple des pythons, cela veut bien dire qu’on est tolérants envers les autres. Les autres ne sont pourtant pas tolérants envers nous. Ils passent leurs temps à dire aux gens que nous sommes des diables » …

Nous sommes en fin d’après-midi. Je suis au bar. Je fais des commentaires. Je m’abreuve de bonnes bières. On refait le portrait du président de la République et des politiques. Je ris. Ça rit. On rit. On est contents. Tout va bien. Chacun a réussi à oublier les peines et les soucis du quotidien. Le monde n’est que bonheur. Et le soir venu, on décide tous d’aller danser à l’église. Oui, chez les évangélistes en Afrique et ailleurs, on danse beaucoup et tout le monde est content !

La salle est pleine à craquer. C’est écrit sur une banderole : « Aujourd’hui, jour de délivrance, ta vie va changer. Jésus-Christ t’aime ! » On danse. L’orchestre est génialissime. On est tous contents. Et puis, tout change. L’atmosphère devient funèbre. Il y a le pasteur qui prend la parole et dit : « au nom de Jésus de Nazareth, vous êtes bénis. Que son sang puissant coupe la tête de tous vos ennemis ». Les gens ont dit en chœur : « amen ». Je me dis que c’est juste une métaphore absurde, ce genre de chose qu’on dit pour blaguer. Certains se mettent à crier, tombent en transe, se roulent par terre. Ça prend une forme délirante. Les musiciens jouent la musique de manière absolue. Ça hurle. Etc. Voyant ce pasteur envahi de colère noire, je comprends qu’il est très sérieux dans ce qu’il dit. Je refuse de participer à une sorte d’appel au meurtre ou à un porno linguistique. Estomaqué, je décide donc de m’en aller au plus vite…

En partant, dans un brouhaha despotique, voici ce que j’entends des prières des fidèles : « Oh ! Jéhovah, je t’en supplie, brûle mon ennemi » ; « Jésus-Christ, coupe la tête de mes ennemis afin qu’ils me laissent prospérer dans ma vie » ; « seigneur dieu, prends le contrôle de ma vie, sauve-moi » ; « Écrase mes ennemis. Rends-les handicapés » ; « J’invoque le feu, le feu sur le diable » ; « tue tous ceux qui me veulent du mal » ; « Viens être mon gardien, je t’en supplie », « soigne ma maladie », etc.

«Le bohémien aux yeux clairs» de Didier Callot

Chroniques, infos

de Didier Callotamazon1

Le destin tout tracé de Denis, jeune paysan berrichon, a pris un tournant inattendu et décisif lorsqu’il a rencontré Carmen, une jeune et belle gitane venue vendre des paniers dans la cour de la ferme familiale.
Attirés l’un vers l’autre, les deux jeunes gens ressentent vite l’urgence de s’aimer avant d’être séparés par la prégnance de leurs milieux sociaux et culturels.
Mais leur amour sera plus fort que les obstacles qui présageaient une union impossible et ils partiront, par monts et par vaux, à la recherche l’un de l’autre.
Après de nombreuses aventures et mésaventures, ils finiront par se retrouver et pourront enfin espérer vivre heureux autour du fruit de leur amour, mais la Grande Guerre viendra à nouveau les séparer, comme une sorte de malédiction s’acharnant sur leur bonheur.
Porté disparu à la suite d’une expédition nocturne dans les lignes ennemies, Denis ne donnera plus signe de vie et Carmen, se rendant à l’évidence de sa perte, reprendra sa vie de nomade au sein de son clan, mais avec malgré tout, au fond d’elle-même, une lueur d’espoir qui refuse de s’éteindre…
Sollicité par de nombreux lecteurs de son premier roman La Gitane, Didier Callot a repris sa plume pour redonner vie à cette belle histoire d’amour ou persiste une énigme autour de la disparition de Denis…
Pour en connaître le dénouement, il vous suffira de vous laisser entraîner dans cette suite captivante, pleine de voyages et de rebondissements de La Gitane.

 

Biographie de l’auteur

Devenu romancier après une carrière professionnelle médico-sociale et un parcours artistique amateur aux talents multiples, allant du café-théâtre au one-man show humoristique, où a toujours dominé la passion de l’écriture, Didier Callot a publié deux romans aux éditions Marivole, La Gitane en 2015 et l’ermite de Loire en 2016. Le bohémien aux yeux clairs est la suite de La Gitane.
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Lorsque Tshala Muana chante !

Chroniques, infos, Musique, News

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Lorsque Tshala Muana chante ;

Hier ;

Aujourd’hui ;

Et ;

Demain aussi ;

Le rêve, le rêve, le rêve ;

 

Lorsque Tshala Muana chante ;

Un amour ;

Si fort ;

Si tendre ;

Si résistant ;

La nouvelle génération ;

Sur ses pas ;

Marche ;

Cours ;

Saute ;

 

Lorsque Tshala Muana chante ;

Dans les rues de Lubumbashi ;

En passant par Kinshasa ;

Sa voix ensorcelle ;

Hypnotise ;

Fait du bien ;

 

Lorsque Tshala Muana chante ;

Ça voix entraine ;

Ça panse les plaies ;

Vuluka Dilolo ;

Cette chanson ;

Un délice ;

Mille nectars ;

Millions de lucioles !

 

Sarah MCcoy : L’Exubérance Vocale par excellence

Chroniques, Musique, People

  Sarah McCoy, artiste américaine qui en impose par sa voix, son charisme, et ses notes blues-jazz. Elle vous fera découvrir à sa façon cette nouvelle version (ou plutôt ancienne) de jazz.

  Il faut savoir que les titres de Sarah sont pour la plupart des extraits de sa vie. En effet, à 20 ans elle va de si et là aux Etats Unis, profondément marquée par le décès de son père. Elle décide de ce fait d’écrire et de chanter ses péripéties.

  J‘ai eu l’occasion de parler avec elle lors d’un concert qu’elle donnait, une personne franche, effectivement qui en impose, tant physiquement que sur scène, avec une sociabilité hors pair, j’ai vraiment adoré cet échange.

  Je ne m’attendais pas à ce style musical quand je suis arrivée dans la salle. Mais dès lors que j’ai entendu ses intros au piano, j’ai complètement adhéré à son style, mais c’est surtout lorsqu’elle a commencé à chanter que j’ai été impressionnée par cette force. On pourrait en effet comparer sa musique à du jazz primal mais une énergie hors du commun.

  Je vous laisse le soin de la découvrir, et d’en apprécier ces airs, j’espère la revoir bientôt sur scène dans les salles de l’ouest…. Bonne découverte

  • Sources musicales : Youtube – Sources Photo : Print écran youtube

 

Kathryn Summers Kelley, la déesse de Chicago.

Chroniques, Musique

 

Kathryn Summers Kelley, la déesse de Chicago.

De ton bled à Chicago (l’Illinois, États-Unis), pour le reste du monde, ta voix charme de manière irrésistible.

Je n’ai pas de mots, pas assez, pour dire comment tu es mirifique. Magique !

Je ne suis pas chrétien, je ne suis pas du genre à croire à quelqu’un, encore moins à un Bon Dieu, mais je mets un point d’honneur à respecter tout le monde : les croyants et les non-croyants.

Oui Kathryn, tu es magique lorsque tu parles de Jésus. Ta passion et ta vitalité embarquent tout autour de toi.

Je suis fâché avec la langue anglaise, encore plus avec celle des États-Unis. Je ne comprends pas tout ce que tu dis, mais j’aime la manière dont tu t’exprimes. Avec toi, il n’y a pas de place à la nuance. Tu ressens au plus profond de ton être chaque mot que tu prononces. Tu es là. Debout. Toujours souriante. Toujours belle. Toujours positive. Toujours entraînante. Tes yeux pétillent de bonheur. Tu parles. Tu crois en ce que tu dis. Tu nous parles de Jésus. Tu parles si bien que je rêverais de t’écouter durant des heures sans arrêt. J’aime ça en toi, tu t’exprimes avec aisance et éloquence…

Oui, Kathryn, tu me fais rêver. Je rêve. Lorsque je t’écoute chanter, c’est l’extase. Je me rappelle que j’ai toujours aimé le gospel. Ce genre musical qui regorge des voix d’exception…

Mon amie, que c’est bon de dire que tu es géniale ! Oui, Kathryn, je suis fier d’être ton ami. Je suis fan de ta voix. Je suis fan de tes chansons. Good Luck and God Bless you my Friend, et rendez-vous très bientôt à Chicago.

La douceur de Malika Domrane

Chroniques, Musique

La douceur de Malika Domrane ;

Une voix haletante d’émotion ;

Qui détache les chaînes ;

Accroche les cœurs ;

Nourrit l’espoir ;

Fait rêver ;

 

La douceur de Malika Domrane ;

Des frissons ;

Mes frissons ;

Cette mélancolie légendaire ;

Cette voix qu’on aime, que j’aime ;

 

La douceur de Malika Domrane ;

La Kabylie ;

Sa langue ;

Son odeur ;

Ses parfums :

Ses montagnes ;

Ses paysages ;

Ses belles plages : de Béjaïa, Jijel, Tichy, etc. ;

 

La douceur de Malika Domrane ;

Asaru ;

Ce titre ;

Cette chanson ;

Ces paroles ;

Un si beau combat pour la cause des femmes !

Chronique – le riche, le plus fort !

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On parle d’immigration.

On parle d’immigration.

On parle d’immigration.

Au fond des choses, si on veut bien se pencher sur la question, si on veut bien regarder, observer minutieusement, on finit par comprendre que l’on ne parle pas de l’immigration, à proprement parler.

À proprement parler, ce n’est pas de l’immigration que les gens parlent. Que les politiques scandent. Non, ça serait trop facile sinon. Il suffirait de fermer de manière hermétique les frontières et le tout est réglé, ce qui, en passant, est impossible, mais ce n’est pas le sujet ici.

Il s’agit des pauvres. De la manière qu’il faut s’occuper des pauvres. On cache « pauvre », avec « immigration », de peur de choquer et de paraître inhumain. Oui, la vraie appellation c’est « pauvre » et non pas « immigration ». On parle surtout des pauvres. Oui, des pauvres. Il s’agit tout le temps des pauvres. Aucun pays ne veut les pauvres des autres, certains pays prennent des mesures drastiques en le cachant derrière la phrase « combattre l’immigration illégale ».

Fort heureusement, il existe encore certains pays dans le monde, où les pauvres des autres viennent se mêler harmonieusement avec les pauvres du pays et cela ne crée aucun scandale… Je me souviens des paroles de ma grand-mère. Elle disait : « durant les périodes de grande immigration au Cameroun, en pays bamiléké, dès que l’on arrivait dans un endroit, on allait toujours demander refuge chez le pauvre, car il a eu froid dans sa vie, il sait de quoi il s’agit, alors il lui serait difficile de rester insensible en nous refusant refuge ». Oui, il y avait une certaine solidarité entre pauvres, à cette époque-là, en pays bamiléké.

Si on prend la phrase : « combattre l’immigration illégale », et que l’on se met à la décortiquer, on comprend tout simplement, et tout de suite, qu’il ne s’agit pas de l’immigration en général, mais de ceux qui sont là alors qu’il ne devrait pas être là, c’est-à-dire « les pauvres »…, je m’explique :

– On parle de durcir les conditions d’admission des candidats à l’immigration, mais ce que l’on ne dit pas aux gens, c’est que dans les ambassades, ce sont les pauvres qui se font refuser les visas et jamais les riches. Le riche demande un visa d’une semaine, pour les États-Unis, on lui donne un visa de 10 ans, pour un séjour valable six mois par an, alors qu’il ne demandait qu’une semaine. Le pauvre, quant à lui, demande le visa de trois jours pour la France, on le lui refuse. Et après, on parle de lutter contre l’immigration illégale ! La réalité c’est ça ; c’est ça la réalité ! Il suffit de regarder les pièces qui constituent une demande de visa pour comprendre que tout a été mis en place pour que seul le riche puisse avoir le droit de voyager partout dans le monde.

– On dit qu’il faut rapatrier les sans-papiers, mais le vrai message derrière cela c’est qu’il faut renvoyer le pauvre chez lui, puisque les politiques de régularisation qui sont mises en place par plusieurs pays se basent généralement sur les revenus de subsistance ; on ne dit jamais ouvertement aux gens qu’il suffit d’être riche pour avoir facilement sa carte de séjour. Oui, on ne dit jamais cela aux gens. Un riche vient dans un pays, il crée une entreprise et embauche les gens, que ça soit en France, au Portugal, aux États-Unis, etc., il est régularisé sans problème. Dans certains pays, lorsque le riche crée des emplois, on lui envoie son titre de séjour par courrier postal, pour le remercier.

Alors, pourquoi se cache-t-on derrière le mot « immigration », alors que ce n’est pas de cela qu’il s’agit ? Pourquoi ne pas nommer les choses ? Le riche, le plus fort !