Une faim de chiens, Jean JUBÉ

 

 

 

Une faim de chiens, Jean JUBÉ.

 

 

« Ils allèrent déjeuner dans une guinguette où Charles se trouva être le seul étranger au milieu d’une foule de Miao et de Chinois Han.

 

En sortant, Charles passa devant plusieurs grandes cuvettes placées sur des feux dont émergeaient des crânes de chien.

 

Les mâchoires armées de grands crocs s’ouvraient en un aboiement inaudible et la fumée du feu mêlée aux vapeurs échappant des casseroles donnait un mouvement illusoire aux gueules dressées vers le ciel.

 

Il y avait là pas un, mais des dizaines de crânes et Charles pensa instinctivement à Isabelle.

 

Il pensa également à la petite serveuse Miao du restaurant d’Avignon qui n’avait jamais répondu à sa question si elle aimait la viande de chien, se contentant de dire qu’on n’en trouvait pas en France, puisque c’était interdit. Visiblement, ici ce n’était pas interdit.

 

— Qui va manger tous ces chiens ? demanda-t-il à Denise.

 

— Tout le monde. Vous venez d’en manger aussi au déjeuner.

 

Charles resta bouche bée d’étonnement.

 

— Cette viande qu’on a mangée avec la soupe de nouilles était de la viande de chien ? »

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Une faim de chiens, Jean JUBÉ
LE QUOTIDIEN JULIA
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