«La Belle n’a pas sommeil», par Eric Holder

 

Une presqu’île qui s’avance sur l’Océan,

on y devine le Médoc venteux et ensoleillé de tous les derniers livres d’Éric Holder.

L’intérieur de la presqu’île est boisé.

Dans une grange au milieu de la végétation épaisse,

Antoine a installé sa bouquinerie.

L’endroit est quasi introuvable, et, sans l’intervention d’une mystérieuse madame Wong, le libraire crèverait de faim.

Antoine paraît heureux dans sa tanière.

Il caresse ses spécimens, les habille de papier cristal, nourrit ses chats,

s’interroge sur un voleur qui lui chaparde des livres, toujours du même auteur.

C’est alors que déboule la blonde Lorraine, une conteuse professionnelle qui tourne de ville en ville.

Antoine est vieux, aime se coucher à heure fixe : la belle n’a pas sommeil.

Ce sera donc l’histoire d’une idylle saisonnière, mais de celles qui laissent sous la peau des échardes cuisantes.

Qui a dit que la campagne était un endroit tranquille ?

Dans une langue merveilleusement ouvragée,

Holder décrit un monde à la fois populaire et marginal, profondément singulier, qu’il connaît comme personne.

Le sien.

Éric Holder est passé maître dans l’art du roman bref, brillant et ciselé.

Après La Baïne, Bella Ciao et La Saison des Bijoux, il installe pour la quatrième fois son chevalet et sa palette dans ce Sud-Ouest où il vit.

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«La Belle n'a pas sommeil», par Eric Holder
LE QUOTIDIEN JULIA
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