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«Les Âmes errantes» de Tobie Nathan

Un essai au regard unique sur la question des jeunes radicalisés, fondée sur une expérience clinique.

 

En septembre 2014, l’État confie à Tobie Nathan le suivi d’une cinquantaine de jeunes gens en voie de radicalisation.

 

Un an et demi plus tard, il rend un rapport, mais veut poursuivre la réflexion.

 

Un livre est nécessaire.

 

Trop de clichés sont colportés, trop d’idéologies brandies, trop de fausses réponses apportées.

 

Qu’on pense à l’échec des centres dits de « déradicalisation ».

 

Ou au célèbre « Expliquer, c’est déjà excuser » de Manuel Valls.

 

Quarante ans passés auprès des migrants, trois ans de consultations avec les jeunes radicalisés.

 

Peu d’intellectuels ont pu les approcher aussi intimement.

 

Il en dresse des portraits ciselés, touchants, empathiques.

 

Tobie Nathan a mis à profit l’expérience d’une vie pour sonder ces âmes errantes et baliser pour elles un «éventuel chemin de retour».

 

Plus encore !

 

Il les approche «en frère».

 

Lui, le Juif, le migrant, l’enfant des cités, le révolté de Mai 68, se retrouve dans cette jeunesse d’aujourd’hui, engagée, combative, sûre de ses idéaux et de sa place dans l’Histoire.

 

Jeu de miroirs entre radicaux d’hier et d’aujourd’hui : « Je leur ressemble », dit-il.

 

Tobie Nathan, 68 ans, est ethno-psychiatre et professeur des universités.

Toute sa vie, au centre Georges-Devereux qu’il a fondé, il a soigné les migrants en souffrance.

Il en a tiré des dizaines d’essais et quelques romans, dont Ethno-roman (Grasset, 2012, Prix Femina 2016) et Ce pays qui te ressemble (Stock, finaliste du prix Goncourt 2015).

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