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«Rouler plus vite que la mort » de Philippe Brunel

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Une nuit du mois de décembre 2010, Le journaliste Philippe Brunel est réveillé à son domicile par le téléphone.

Au bout du fil, un mystérieux correspondant a « des informations à vendre ».

Il les détient d’un physicien hongrois, Itsvan Varjas, génial inventeur d’un vélo à moteur, miniaturisé mais puissant, dissimulé dans le pédalier.

Un homme secret dont personne ne connaît le visage.

« Je suis sûr que cela vous intéressera, ça concerne un très, très grand coureur, vous verrez, ça fera scandale » lui assure l’homme, un certain Laslo.

Philippe Brunel n’ignore pas qui est Varjas.

Il a fait sa connaissance quelques mois plus tôt, à Bâle, en Suisse, dans un hôtel proche de l’aéroport.

Poursuivi par le fisc de son pays, le physicien y vivait en transit dans une semi clandestinité, loin de sa famille.

L’inventeur venait de révéler à la télévision italienne, pour en conserver la paternité, l’existence du vélo à moteur, ultime parade au dopage biologique – d’où son usage dans les pelotons.

Devant le journaliste, Varjas prétend l’avoir conçu pour permettre à des gens âgés ou amoindris par un handicap de poursuivre une activité physique.

Mais disait-il la vérité ?

N’avait-on pas détourné son invention dans un but moins noble, inavouable ?

Et dans ce cas, qui se l’était approprié ?

Brunel renoue une relation avec Varjas dans le secret de son atelier de Budapest.

C’est là qu’il avait conçu son premier prototype, en 1998, il y a dix-huit ans, quelques mois avant que Lance Armstrong, rescapé d’un cancer, ne remporte son premier Tour de France, à la surprise générale.

Simple coïncidence ?

Varjas avait-il vendu son prototype au champion texan, auteur d’exploits surnaturels en montagne et protégé en permanence, comme son vélo, par des gardes du corps ?

Au fil des mois, des confidences, le physicien dévoile au journaliste un arrière-monde féroce et fascinant où gravitent des personnages un peu louches, des intermédiaires à l’abri des secrets bancaires, des icônes du cyclisme mondial hantées par l’argent, la réussite, fût-elle factice, tous aimantés par cette génération de moteurs connue de quelques analystes aguerris mais invisibles aux caméras de l’Union Cycliste Internationale.

Avec l’aide de Varjas, Brunel replonge dans les annales et s’en va à la rencontre de quelques témoins, parmi lesquels un Greg Lemond, idéaliste, déboussolé, fabriquant de cycles, que des parisiens apercevront à vélo, roulant à plus de 60 km-heure, un matin, au milieu du trafic sur l’esplanade des Invalides.

Brunel poursuit ici son obsession : réinstaller de la clarté là ou tout n’est que silence, imposture, volonté d’enlisement pour saisir s’il se peut, ce qui pousse certains êtres à vivre dans le mensonge.

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