«Regards» de WILLIAM H. GASS

« L’un des écrivains américains les plus importants du siècle. » (George Steiner)

Après Le TunnelSonates cartésiennes et Le Musée de l’Inhumanité, William Gass revient avec ce recueil composé de deux longs récits et de quatre nouvelles.

Ici, le narrateur n’est autre que le célèbre piano du film Casablanca qui donne sans complexe sa version de l’histoire au cours d’une interview riche en révélations et en coups de griffe.

Là, nous faisons connaissance avec le photographe d’une ville si désolée que même les voleurs ne la visitent plus et où il règle en maître sur sa boutique, sanctuaire d’images pâles et encadrées reltant une vie passée anonyme – jusqu’au jour où un client inattendu vient tout bouleverser.

Nous croiseront aussi une chaise pliante se livrant à un étrange monologue dans l’échoppe d’un barbier…

Le diable, dit-on, gît dans les détails.

Avec Regards, Gass démontre une fois de plus sa puissance d’évocation, toujours attentif au monde muet des objets et curieux des secrets de l’âme, usant de la langue comme d’un instrument incomparable, nous donnant à chaque fois l’impression d’entendre des notes derrière les mots.

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