«Rien n’est trop beau pour les gens ordinaires» de Marina Lewycka

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« Ne leur laisse pas l’appartement, Bertie ! » a soufflé ma mère alors qu’on l’emmenait sur le brancard, en m’agrippant la main comme si elle se cramponnait à la vie.

Berthold Sidebottom, acteur divorcé et au chômage (qui partage son anniversaire avec George Clooney), habite avec sa mère, Lilly, et son perroquet, Flossie, dans une HLM au nord de Londres.

Aux yeux de certains ignares, le patronyme de Sidebottom – l’équivalent, mettons, de Fessencoin – est source d’hilarité.

En fait, Bertie tient à signaler à qui souhaite l’écouter que Sidebottom est un ancien nom de lieu anglo-saxon qui signifie « large vallée ».

Quand Lilly meurt subitement, Bertie doit se battre pour garder l’appartement, considéré trop grand pour un seul occupant.

Bertie décide alors d’adopter Inna, une vieille dame d’origine ukrainienne rencontrée à l’hôpital, et de la ramener chez lui pour jouer le rôle de sa chère mère.

Par la suite, Bertie rencontre une nouvelle occupante de l’immeuble, la jeune diplômée Violet, d’origine kenyane, qui se lasse vite du monde de finance et s’engage dans le sauvetage des cerisiers devant leur immeuble menacés par les développeurs.

Londres au XXIe siècle : Un lieu riche de langues – que ce soit l’ukrainien, le russe, le swahili ou le jargon managérial de plantureuses gestionnaires de logement social.

Un lieu où les maris désertent les foyers et où les conseillers municipaux sacrifient des cerisaies sur l’autel de nouvelles constructions.

Un lieu où la vie, l’amour et la mort côtoient les aléas du monde actuel quand on ne s’appelle pas George Clooney.

Traduit de l’anglais par Sabine Porte

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