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« Des hommes sans femmes », le nouveau Haruki Murakami

« Des hommes sans femmes », le nouveau Haruki Murakami                     

« Comment lit-on l’œuvre d’une légende ? » Voici la question qui me taraudait l’esprit dès la réception et la lecture des premières pages de ce livre.

Eh oui, cet auteur japonais est bardé de récompenses et c’est la première de ses œuvres qu’il m’arrive de lire…

Le livre s’ouvre avec l’histoire de Kafutu. Il est écrit :

« Kafutu était monté un certain nombre de fois dans des voitures conduites par des femmes et son expérience l’amenait à classer les conductrices en deux catégories : celles qui étaient un peu trop agressives et celles qui étaient un peu trop prudentes. Les dernières étaient infiniment plus nombreuses que les premières – de quoi sans nul doute se rejouir. En somme, les femmes étaient en général plus polies et conduisaient leur véhicule avec plus de prudence que les hommes. Bien entendu, on n’allait pas se plaindre de la politesse ou de la prudence d’un chauffeur, même si ce style de conduite pouvait irriter les autres conducteurs.

Par aileurs, les femmes appartenant au groupe des « agressives » avaient tendance à se voir elles-mêmes comme d’éminentes conductrices ; elles ne manquaient pas une occasion de se moquer de celles qui étaient trop timorées et se montraient fières de ne surtout pas leur ressembler »

Là, on n’est que dans l’introduction. Après ça, vient ceci :

« Bien sûr, il existait aussi des femmes qui n’appartenaient à aucune des deux catégories. Des femmes qui conduisaient tout à fait normalement, sans être ni trop aggressives ni trop prudentes. Et parmi elles, certaines étaient aussi pilotes émérites. Pourtant, Kafuku avait remarqué que, pour une raison indéterminée, même ces dernières manifestaient toujours certains signes de nevrosité au volant. Il n’aurait pas été en mesure de décrire concrètement cette nevrosité mais, lorsqu’il était assis à la place du passager, il devinait chez la conductrice une tension sous-jacente qui l’empêchait de se sentir tout à fait à laise »

Voici que commence le développement :

« Il était rare que Kafuku ait l’occasion de faire une différence entre hommes et femmes. Il ne ressentait pas non plus entre les sexes un écart dans leur niveau de compétence. Du fait de sa profession, Kafuku travaillait aussi bien avec des hommes qu’avec des femmes, et, en réalité, il se sentait plus à l’aise avec celles-ci. Elles étaient en général plus attentives aux détails et elles écoutaient mieux. Ce n’était que lorsqu’il était dans une voiture et qu’une femme se trouvait au volant que Kafutu était particulièrement conscient de son sexe. »

Et lorsque les choses se corsent, tout commence :

« Aussi Kafuku eut-il bien la peine à aborder une mine réjouie lorsqu’il demanda à Ooba, le propriétaire du garage où il faisait réviser sa voiture, de lui trouver un chauffeur professionnel, et que le garagiste lui proposa une jeune femme. En voyant son expression, Ooba sourit. »

Pour lire la suite, je vous invite à vous procurer le livre.

Vous avez certainement compris, c’est un livre à plusieurs nouvelles. Croustillantes les unes, les autres. C’est l’un de mes coups de cœur de cette nouvelle année. Et bien évidemment, je le recommande.

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