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«À cause de la vie» de Véronique Ovaldé et Joann Sfar

 

« Elle se dit qu’un de ces quatre un intrépide gentleman viendra la sortir de là.

Elle en est encore à croire que quelqu’un va venir se charger de son sauvetage.

Que sinon elle restera cloîtrée éternellement dans ce salon en ruines (Nathalie ne lésine jamais sur rien).

Le gentleman en question sera désinvolte, peut-être américain, follement beau, très légèrement arrogant, et tout à fait spirituel.

Il s’appellera Tunepouvaispas.

Elle sera son élue, sa princesse, son aimée, sa parfaite, sa Bonnie. Le nom de famille de son héros sera Mefaireplusplaisir.

Ça ne sonne pas très anglo-saxon.

Mais c’est un détail. Nathalie se situe encore à l’exact mitan entre Boucle d’or et Anaïs Nin. »

Dans ce conte cruel qui revisite l’amour courtois au temps de l’adolescence, l’ imaginaire de Véronique Ovaldé fait lui aussi une merveilleuse rencontre, celle de l’univers de Joann Sfar.

Ensemble, ils imaginent et mettent en scène une histoire pleine de panache et de malice qu’habitent de drôles et tendres personnages. Une histoire qui leur ressemble, à tous les deux.

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