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GIOVANNI : Ma vie avec les fauves…

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Giovanni est né au Brésil en 1986. Il a été adopté à l’âge de deux ans et demi par une famille belge. Il a donc grandi en Belgique et a suivi une formation de cuisinier. Il exerça d’abord dans sa profession mais un jour sa vie prit un tournant différent…

H.C. :  Comment le cirque est-il entré dans votre vie ?

G.Z. : C’est presque irréel ! J’ai un sacré parcours, même si je ne suis pas connu… Le cirque est un amour d’enfance avant tout ! J’ai toujours été attiré par cet univers magique et merveilleux. J’étais présent à chaque représentation, il n’y avait pas un spectacle de cirque que je ne connaissais pas ! Dès qu’un cirque s’établissait aux alentours de chez moi, je me devais d’être présent. J’étais un vrai « fan » comme on dit… Aujourd’hui encore, je me rappelle des numéros qui m’ont tant émerveillé.

Petit, je jouais avec les autres enfants de ma rue. Et notre jeu favori était bien sûr, le cirque ! On installait notre chapiteau avec un morceau de toile, on se fabriquait une piste et on apportait une dizaine de chaises en plastique pour inviter tout le voisinage à assister à nos représentations. Il faut croire que j’étais prédestiné ! (rires)

Mes parents adoptifs m’ont donc inscrit dans un club de gym quand j’avais huit ans et je participais aux stages d’école de cirque dès qu’il y en avait de programmé pour avoir les bases. J’ai aussi appris à monter à cheval et j’ai pratiqué l’équitation pendant dix ans environ. J’ai aussi fait un peu de théâtre.

A l’âge de 12 ans, j’ai commencé à travailler avec les animaux de cirque lors des stages auxquels je participais dans les cirques, j’étais passionné. Et à 14 ans, j’étais en piste avec Lidia Zavatta, au festival européen du cirque de Liège ! C’est comme cela que je suis rentré dans le monde du cirque.

J’ai rencontré plusieurs familles de circassiens et j’ai même revu des familles que j’avais connu étant enfant car j’avais vu toutes leurs représentations. A l’époque c’était un petit cirque de famille et au fil des années il s’est développé. Sans le savoir, je les ai toujours connu… J’ai donc fait mes débuts d’apprenti dresseur et clown sous leur grand chapiteau à l’âge de 23 ans.

H.C. : Pourquoi dresseur de fauves ?

G.Z. : Dieu seul le sait… J’ai quitté un jour le restaurant où je travaillais et je suis allé rejoindre le monde du cirque. Les félins sont des animaux qui me fascinent. Ils sont d’une grande finesse. Ils ont énormément d’amour à donner. Quand je suis avec eux, je me sens bien. Notre travail se fait uniquement dans la douceur et dans le respect de l’animal, c’est là la base ! Personnellement je mets tout mon cœur dans le dressage des lions et des tigres car j’estime que la confiance est la base de tout.

H.C. :  Pouvez-vous nous parler un peu des conditions de vie des fauves dans un cirque…

G.Z. : La réglementation est très stricte. Tout est étudié et conçu pour leur permettre une vie décente. Le transport se fait dans un fourgon cage ou un semi remorque cage. Quand on arrive sur place, on installe les convois et le chapiteau. Derrière ce dernier, on y installe les fauves dans des grandes cages. On monte aussi des espaces de détentes pour qu’ils puissent profiter d’une semi liberté. L’hiver, nous sommes généralement en hivernage sur un grand terrain et on aménage les installations pour qu’ils puissent être au calme et se détendre.

Tout est extrêmement réglementé et contrôlé pour leur garantir de meilleures conditions de vie et je trouve cela normal. Je pense qu’il faut respecter cette chance de pouvoir être au contact de créatures si fabuleuses et leur donner les meilleures conditions de vie possible. Des vétérinaires spécialisés passent contrôler l’état de santé des félins trois fois par an et dès que nous avons un doute, nous n’hésitons pas à les contacter. Ils sont comme nos enfants nous essayons de leur donner le meilleur.

H.C. :  Quels sont vos projets dans les années à venir ?

G.Z. : Je suis en création d’un projet d’entreprise. Je pense à monter mon propre cirque. J’aime bien sûr le cirque mais aussi l’art du cabaret. Il y a déjà un petit groupe de jeunes qui veulent défendre cet amour du cirque et des animaux. On m’a aidé à réaliser mon rêve, c’est normal que j’aide ces jeunes à mon tour pour qu’ils puissent réaliser leur rêve ou du moins partager ma vie. Le monde du spectacle est un milieu très fermé et on m’a ouvert les portes de ce monde si particulier. Je ne souhaite pas être égoïste, je transmets à mon tour à ceux qui ne sont pas issus du milieu du spectacle comme moi.

J’ai essayé une fois de me dire « le cirque c’est fini » mais cela n’a duré que cinq mois… Le cirque c’est toute ma vie. Je deviens triste si je reste trop longtemps sur place…

Hélèna COLIN

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https://lequotidienjulia.com/2016/12/15/sacha-bravard-le-dressage-dans-la-legerete-des-aides/

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