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«Le Coma des mortels» de Maxime Chattam

On me l’a proposé et j’ai accepté.

je-fais-mon-mea-culpa-sur-le-de-maxime-chattamOui, j’ai dit oui. Un oui tout simple. Un oui pour dire : « soyons un peu fous ». Un oui curieux, très curieux même. C’est mon premier Maxime Chattam, je sais, c’est un peu con. J’admets avoir fait un procès d’intention, une sorte de fatwa contre le roman populaire. Généralement, j’évite les écrivains best-sellers, les habitués du succès, je trouve qu’ils ont une certaine assurance qui les entraine parfois vers la paresse qui les empêche de réaliser une bonne création.

Ces dernières années, j’ai vu passer plusieurs œuvres de Maxime Chattam, son éditeur ou mes amis me les ont parfois envoyés. Je ne les ouvrais même pas et les offrais immédiatement à mon entourage. Je me rends compte que j’ai fait un mauvais procès à cet excellent écrivain. Un magnifique romancier, je n’aime pas trop le thriller ou le polar, mais là je me suis laissé prendre comme jamais.

Ce livre est assez original, puisqu’il commence par la fin. Avec des amis, on s’est amusés à commencer notre lecture par la fin du livre, chapitre par chapitre, qui est normalement le commencement. L’exercice était périlleux, me concernant, alors je suis retourné à la version que nous propose l’auteur. William nous conte son histoire, avec ses mots à lui, un langage assez cru et parfois littéraire… Je vous invite à découvrir la suite !

Le speech : 

Qui est Pierre ? Et d’ailleurs, se nomme-t-il vraiment Pierre ? Un rêveur ? Un affabulateur ? Un assassin ? Une chose est certaine, on meurt beaucoup autour de lui. Et rarement de mort naturelle.

Rebondissements incessants, métamorphoses, humour grinçant… un livre aussi fascinant que dérangeant, en quête d’une vérité des personnages qui se dérobe sans cesse.

Un roman noir virtuose dont l’univers singulier n’est pas sans évoquer celui d’un cinéma où David Lynch filmerait Amélie Poulain.

Extraits :

« On ne peut pas se voir tel qu’on est intrinsèquement, pas sans un minimum de fard, sans travestir un tant soit peu la réalité »

« Sous le soleil de la vérité crue, l’égo n’est qu’un glaçon glissant vers l’absolution primordiale du néant »

« Sans égo nous ne sommes que des épaves à la dérive »

« Le mensonge qu’on entretient avec soi-même est essentiel à l’équilibre de notre propre psyché »

« Les mots sont les racines des arbres de nos pensées, et nul ne peut savoir jusqu’où ils vont grandir, et si un arbre ne donnera pas, un jour, une forêt »

« J’ignore de quoi sera fait mon avenir, mais je sais que mon passé n’en fera plus partie »

« Il n’y a que l’homme qui invente son passé qui peut choisir son avenir »

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