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«Le dédale du passé» de James Scudamore

J’aime les romans qui ont pour sujet la démence.

Je les aime tellement que je préfère ceux dont l’écriture est humoristique. Être sérieux et parler de la folie, ça ne tient pas, ce n’est pas possible, ce n’est pas réel, dans tous les cas, pas dans une œuvre-fiction. Dans une œuvre médicale peut-être, documentaire ou autre, j’aurais compris, mais là ce n’est pas possible d’opter pour un style sec comme ça, surtout quand on écrit ce genre de livre. Ceci est une configuration que l’on rencontre le plus souvent dans des œuvres autobiographiques ennuyeuses.

C’est tout naturellement que je me suis tourné vers cette œuvre, j’en attendais certainement beaucoup trop, tellement que je suis resté sur ma faim. Je pensais qu’il allait être fou, tellement loufoque que j’aurais adoré, mais je me suis trompé, lourdement trompé.

Dès le début du bouquin, je n’ai pas accroché au style de l’auteur. La manière dont l’histoire est racontée, la façon que le narrateur a de placer ses mots. J’ai trouvé certains passages un peu lourds, lents, fades, tièdes, … 

Le speech : 

Jasper Scriven habite Wreaking, un hôpital psychiatrique désaffecté sur la côte sud de l’Angleterre. Il erre dans les bâtiments vides dont il cherche à capturer les souvenirs et les consigne sur des feuilles volantes qu’il envoie chaque semaine à sa fille Cleo.

Cleo est monteuse pour une chaîne d’informations à Londres, l’actualité est sa matière, un présent envahissant qui la maintient à l’écart des traumas et des démons du passé.

À quelques pas pourtant, chaque soir, Roland, un géant au grand cœur et ami d’enfance, la surveille. Ces héros solitaires sont liés par un terrible accident qui s’est joué il y a bien longtemps dans l’enceinte de Wreaking, un drame qui les hante et dont ils cherchent à se libérer. Mais pour cela, il leur faut regarder le passé en face. Une histoire d’amour et de folie ordinaire, glaçante et envoûtante.

Extraits : 

« Il sent l’humidité froide gagner ses pieds. Il n’aurait pas dû sortir en chaussons »

« Il cultive des tomates dans un vieux bus de l’hôpital qui, à l’époque où il était perché sur des roues et non sur des tas de briques déliquescents, emmenait les patients en excursion »

« Trois œufs fragiles dans sa poche : à présent, il se sent armé contre le soir. »

 

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